Pour le mois de février, les prévisions météorologiques convergent vers un scénario globalement plus doux que la normale, même si des épisodes plus froids peuvent encore survenir localement.
Plusieurs modèles et analyses saisonnières soulignent que les températures moyennes ont une probabilité significative d’être supérieures aux normales de saison, avec un excédent moyen estimé autour de +0,5 °C sur l’ensemble du pays selon les scénarios étudiés par les services spécialisés. Cette tendance à la douceur demeure majoritaire malgré une incertitude encore présente sur la variabilité journalière du temps, selon Météo Contact
À l’échelle nationale, les bulletins climatiques à long terme montrent que la fin de l’hiver, de décembre 2025 à février 2026, pourrait s’inscrire dans une dynamique où les températures restent plus élevées que les normales saisonnières, même si les précipitations restent difficiles à prévoir de manière fiable.
Cette projection de douceur relative s’inscrit dans un contexte plus large du réchauffement climatique, qui a déjà profondément modifié les tendances saisonnières observées les dernières années en France. Par exemple, l’année 2025 s’est classée parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays, ce qui influence les signaux statistiques utilisés pour établir les prévisions saisonnières.
Dans les grandes villes, les valeurs attendues pour février confirment cette tendance contrastée : à Paris, les températures maximales moyennes tournent autour de 7 °C avec environ 14 jours de pluie, tandis que Marseille affiche des maximales proches de 11 °C et des pluies fréquentes mais moins intenses, selon Weather2Travel.

Des risques variables selon les régions et des épisodes froids possibles
Malgré cette tendance à la douceur, les prévisionnistes soulignent que février reste un mois à surveiller de près. Les modèles météorologiques à moyenne échéance laissent en effet la porte ouverte à des décrochages d’air polaire plus marqués, susceptibles de provoquer des épisodes plus froids et potentiellement neigeux, notamment dans le Nord‑Est, l’Alsace, la Lorraine ou encore la Bourgogne‑Franche‑Comté. Ces épisodes seraient toutefois souvent brefs et moins intenses que les vagues de froid historiques, en grande partie à cause du contraste énergétique modifié par le climat.
En montagne, comme dans les Alpes, les températures restent naturellement plus basses : en février, on y attend des températures maximales diurnes souvent autour de ‑5 °C et des précipitations qui peuvent tomber sous forme de neige, contribuant à des enneigements significatifs sur les domaines skiables.
Pourquoi il faut se méfier des tendances météo à long terme
Dans les zones plus basses ou proches des côtes, les conditions météorologiques tendent à rester plutôt instables, humides et sans grand retour prolongé du froid polaire, ce qui se traduit par des alternances de pluie et de quelques éclaircies. Ces variations sont typiques des flux d’ouest dominants qui continuent de balayer la France en hiver, apportant des perturbations atlantiques et limitant l’intensité des périodes froides.
Les prévisions à long terme restent cependant empreintes d’incertitude : les tendances saisonnières donnent une vision générale sans pouvoir prédire précisément chaque événement météorologique, ce qui signifie que des surprises climatiques restent possibles, y compris des épisodes ponctuels de froid ou de neige dans certaines régions.








