Météo : c’est officiel, La Niña est de retour, plus de tempêtes et un hiver imprévisible redoutés

Le phénomène La Niña fait son retour, annonçant un hiver potentiellement plus instable et une saison des ouragans sous haute surveillance

Publié le
Lecture : 2 min
El Niño
El Niño : ce phénomène météo pourrait faire son retour en 2026 et rendre l’hiver plus dangereux que jamais- Crédit : Canva | Econostrum.info

Le phénomène climatique La Niña est officiellement de retour. C’est ce qu’ont annoncé jeudi les services météorologiques américains (NWS), confirmant l’installation de conditions favorisant un refroidissement des eaux du Pacifique équatorial. Un événement attendu, mais dont les effets devraient, cette fois, rester limités, selon les experts.

La Niña, un phénomène naturel à double tranchant

Opposé à El Niño, qui réchauffe les eaux du Pacifique, La Niña agit comme un contrepoids naturel : elle refroidit la surface de l’océan dans le centre et l’est du Pacifique, entraînant souvent une baisse des températures mondiales et une modification des régimes de précipitations. Ce refroidissement tend également à renforcer les ouragans dans l’Atlantique, un effet bien documenté et redouté des météorologues.

Après une brève apparition entre décembre 2024 et mars 2025, le phénomène avait laissé place à une phase neutre. Mais depuis septembre 2025, les données montrent un retour clair de La Niña. Elle devrait persister tout l’hiver, précisent les autorités météorologiques américaines, tout en soulignant sa faible intensité comparée aux épisodes passés.

Des impacts attendus, mais mesurés

Si La Niña influence habituellement le climat mondial en profondeur — provoquant sécheresses en Amérique du Sud, pluies intenses en Asie du Sud-Est ou encore hivers plus froids dans le nord des États-Unis —, l’épisode 2025-2026 devrait être moins marquant. Selon le NWS, il est « moins susceptible de provoquer les impacts hivernaux habituels », tels qu’un enneigement massif sur le continent nord-américain.

Cette prudence s’explique par la faiblesse du phénomène, mais aussi par le contexte du réchauffement global, qui tend à atténuer son effet de refroidissement. Même lorsqu’elle s’était prolongée sur une durée record de trois ans, entre 2020 et 2023, La Niña n’avait pas réussi à compenser la hausse structurelle des températures mondiales.

Un rôle possible dans la saison des ouragans

Le principal effet redouté cette année reste celui sur la saison des ouragans dans l’Atlantique, toujours en cours. La Niña crée des conditions propices à leur formation, en réduisant les vents contraires qui freinent habituellement leur développement. Les météorologues américains s’attendent donc à une saison plus active que la moyenne, bien que, jusqu’à présent, aucun ouragan n’ait touché terre aux États-Unis.

La période critique s’étend jusqu’à fin novembre, et les spécialistes resteront vigilants dans les prochaines semaines. Car si le phénomène reste modéré, il pourrait malgré tout intensifier certaines tempêtes tropicales, notamment dans les Caraïbes ou sur la côte est de l’Amérique du Nord.

Une influence de courte durée

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), La Niña 2025-2026 devrait être de courte durée. Les modèles climatiques envisagent un retour à des conditions neutres dès le printemps prochain, avec une probabilité de 60 % entre mars et mai, puis de 70 % d’ici juin.

Cette annonce illustre la grande variabilité du climat mondial, où les oscillations naturelles comme El Niño et La Niña continuent de jouer un rôle clé, mais dans un contexte désormais dominé par le réchauffement d’origine humaine. En d’autres termes, même les épisodes de refroidissement n’empêchent plus la planète de battre régulièrement des records de chaleur

Laisser un commentaire

Partages