La météo va être bouleversée sérieusement dans un proche avenir. La transition vers le phénomène climatique El Niño a déjà commencé, selon un rapport de la NOAA (Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis).
En janvier 2026, les températures de surface de la mer dans le Pacifique central ont commencé à augmenter, marquant un signe fort de l’émergence d’El Niño. Ce phénomène a des répercussions mondiales, affectant notamment les climats régionaux et les conditions météorologiques.
Les modèles de prévisions actuels indiquent que la transition vers El Niño pourrait s’intensifier au cours du printemps 2026. La NOAA, bien qu’elle continue de suivre un modèle indiquant une phase neutre pour les mois à venir, prévoit un réchauffement rapide à partir d’avril. Selon les premières analyses, les conditions El Niño devraient être pleinement établies d’ici l’été 2026.

La NOAA et les prévisions des modèles météorologiques dynamiques
La NOAA se base sur un indice récemment introduit, appelé RONI, pour suivre les variations de température dans l’océan Pacifique et la progression de la transition vers El Niño. Cet indice distingue les phases du phénomène El Niño-Oscillation australe (ENOS), qui incluent aussi bien El Niño que La Niña, et indique actuellement que la région du Pacifique se dirige rapidement vers un réchauffement.
Le modèle statistique de la NOAA prévoit que la neutralité devrait dominer entre février et août 2026, avec un passage plus marqué vers El Niño seulement après cette période. Toutefois, des modèles dynamiques, qui utilisent des équations physiques pour prédire les conditions atmosphériques, prévoient que le phénomène El Niño pourrait commencer dès avril-mai-juin. Parmi les modèles dynamiques qui montrent ce réchauffement rapide, on retrouve ceux du GMAO de la NASA et du NCEP CFSv2, ainsi que du modèle ECMWF, qui est l’un des plus importants au monde.
Les projections actuelles de l’ECMWF indiquent que les conditions El Niño seront présentes dès le mois de mars-avril-mai 2026, avec des anomalies de température de surface de la mer atteignant jusqu’à 2°C par rapport à la moyenne normale dans les zones Niño 3.4 et Niño 1+2.
Conséquences possibles du phénomène El Niño
Les effets d’El Niño sont mondiaux et affectent plusieurs régions de manière significative. En Amérique du Sud, des températures anormalement élevées et des pluies intenses peuvent entraîner des inondations, en particulier au Pérou et en Équateur. À l’inverse, d’autres zones, comme l’Australie, le Brésil et le sud de l’Afrique, peuvent subir des sécheresses sévères, accompagnées de températures élevées.
En Europe, le phénomène peut influencer les températures, notamment en Espagne et en France, avec des périodes de douceur exceptionnelles et des automnes et hivers plus humides. Cependant, les effets d’El Niño en Europe sont souvent atténués par d’autres phénomènes climatiques. Les scientifiques soulignent l’importance de suivre de près l’évolution du phénomène, car il peut avoir des conséquences importantes sur l’agriculture, les ressources en eau et les systèmes météorologiques à l’échelle mondiale.








