Depuis sa création en 2020, le dispositif MaPrimeRénov’ constitue un levier important pour la rénovation énergétique. Faute de budget, en raison de la forte demande enregistrée au cours du 1er semestre de 2025, ainsi que de la multiplication des tentatives de fraude, l’aide a été temporairement suspendue. Valérie Létard, ministre chargée du logement, a organisé une réunion pour négocier les modalités de sa reconduction prévue en septembre.
Valérie Létard était, le mardi 22 juillet, à la tête d’une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux et les collectivités. Durant cette réunion, elle a affirmé que MaPrimeRénov’, suspendue depuis le 23 juin dernier, sera de nouveau opérationnelle dès le 30 septembre, mais avec des mesures strictes pour éviter une nouvelle surcharge.
Ainsi, le nombre de dossiers acceptés sera limité à 13 000 à partir de la réouverture des guichets, jusqu’à la fin de l’année. Pour une gestion plus fluide des traitements des dossiers, chaque territoire aura des objectifs définis. Si ces objectifs sont dépassés, le guichet sera fermé jusqu’à la fin de l’année.
Aussi, lors de la réouverture prévue le 30 septembre, les demandes des foyers très modestes seront prioritaires, en raison de leur faible pouvoir d’achat qui ne leur permet pas de financer eux-mêmes les rénovations énergétiques. Ce ciblage permet de garantir que les aides parviennent aux foyers les plus dans le besoin.
MaPrimeRénov’ revient avec des mesures strictes pour lutter contre la fraude et la surfacturation
En plus de traiter en priorité les ménages en situation de précarité financière, MaPrimeRénov’ sera recentrée sur les logements classés E, F et G, qui sont les plus énergivores. Aussi, les plafonds de travaux subventionnables seront de 30 000 euros ou 40 000 euros, en fonction de la performance énergétique du logement.
D’autre part, le bonus de sortie du statut de passoire thermique de 10 %, initialement mis en place pour récompenser les propriétaires ayant recours aux travaux énergétiques, ne sera pas reconduit le 30 septembre.
Pour lutter contre la fraude aux rénovations énergétiques, la loi de Thomas Cazenave, qui prévoit une transparence totale sur les entreprises de rénovation frauduleuses, sera discutée à la fin de l’été. Pour rappel, cette loi prévoit également de durcir les sanctions à l’encontre des fraudeurs.
La campagne de lutte contre la fraude menée par Tracfin et la DGFiP a permis d’identifier 8 000 dossiers de monogestes, ainsi que 5 000 dossiers de rénovation d’ampleur frauduleux, comme le rapporte ecologie.gouv.fr. Des mesures de retrait d’agrément ainsi que des suspensions seront prises à l’encontre de ces entreprises dès août.








