Le 1er août 2025, le taux du Livret A sera réduit à 1,7 %, une mesure qui déçoit les épargnants mais réjouit les bailleurs sociaux. Cette baisse pourrait alléger les coûts des prêts pour la construction de logements sociaux, tout en impactant négativement les rendements pour les épargnants. Les effets de cette décision sur les finances des Français et les projets de logement social restent au cœur des débats.
La baisse du taux du Livret A est particulièrement bienvenue pour les bailleurs sociaux, qui dépendent de la Banque des Territoires, un organisme public, pour obtenir des financements à faible coût. En effet, les prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations sont indexés sur le taux du Livret A, ce qui signifie que chaque baisse de ce taux réduit les charges d’emprunt des bailleurs sociaux. Ainsi, la réduction du taux à 1,7 % représente une économie substantielle pour les organismes en termes de remboursement de la dette. Ces économies peuvent ensuite être réinvesties dans la construction et la réhabilitation de logements sociaux.
Le président de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH), Emmanuelle Cosse, a salué cette baisse comme une « bonne nouvelle » pour les bailleurs sociaux, estimant que cela permettrait de libérer des ressources financières essentielles pour mener à bien des projets de logement, rapporte Capital. Cela pourrait permettre de renforcer l’offre de logements accessibles dans un pays où la demande de logements sociaux est en constante augmentation, notamment dans les grandes agglomérations où l’immobilier privé reste hors de portée pour une partie importante de la population.
La baisse du Livret A permet une meilleure gestion des financements
La réduction du taux du Livret A allège non seulement la dette des bailleurs sociaux, mais facilite également la gestion financière des projets en cours. En diminuant les coûts financiers liés à la construction de nouveaux logements ou à la réhabilitation de ceux existants, les bailleurs ont davantage de marges de manœuvre pour investir dans la rénovation énergétique des bâtiments et dans des projets écologiques, deux priorités pour le gouvernement et les collectivités locales.
En outre, cette baisse peut aider à accélérer la construction de nouveaux logements sociaux, qui sont particulièrement demandés dans des zones tendues, où le prix de l’immobilier atteint des niveaux inaccessibles pour de nombreuses familles. En réduisant le coût des financements, le gouvernement encourage ainsi les bailleurs à augmenter le rythme de la construction de logements destinés aux personnes aux revenus modestes.
Un soutien indirect aux politiques publiques du logement
Cette baisse du taux du Livret A s’inscrit donc dans une stratégie plus large pour améliorer la situation du logement social en France. Le gouvernement, tout en réduisant les coûts d'emprunt, poursuit son objectif de produire 116 500 logements sociaux et de rénover 130 000 autres d’ici 2025. L’objectif est également de garantir l’accessibilité de ces logements pour les familles modestes et d’augmenter la qualité des habitations. La baisse des coûts financiers est donc un levier qui permet de mieux financer ces projets ambitieux.
Les bailleurs sociaux ont également salué la possibilité de réduire les délais de construction grâce à cette baisse du taux, ce qui pourrait contribuer à répondre plus rapidement à la forte demande en logements sociaux dans plusieurs régions de France. Le financement facilité permet donc d’envisager une accélération de la production de logements à un coût plus abordable.








