Avec la baisse du taux du Livret A à 1,5 % au 1ᵉʳ février, de nombreux Français s’interrogent sur l’avenir de leurs placements sécurisés. Quant au Livret d’épargne populaire (LEP), sont taux a été fixé à 2,5 % depuis la même date, contre 1,9 % selon le calcul réglementaire habituel, ce qui représente un « coup de pouce » pour les épargnants modestes.
Le LEP reste ainsi l’un des livrets d’épargne les plus attractifs du marché en termes de rémunération réglementée, notamment parce que les intérêts générés sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, comme pour les autres livrets réglementés. Cette exonération fiscale, associée à un taux plus élevé que celui du Livret A, en fait une option à considérer pour ceux qui respectent les conditions d’accès.
Pour comprendre l’intérêt d’un LEP, il faut replacer la situation dans son contexte : depuis plusieurs années, les taux des livrets réglementés fluctuent en fonction de l’évolution de l’inflation et des taux de marché. La Banque de France, chargée de proposer ces taux au gouvernement, a ainsi recommandé une rémunération attrayante du LEP pour soutenir les ménages aux revenus modestes.
Cependant, même si le taux du LEP est plus élevé que celui du Livret A, tous les épargnants ne peuvent pas en bénéficier. Contrairement au livret A ou au LDDS, le LEP est un livret réservé aux personnes qui respectent des conditions de revenu fiscal de référence (RFR).
Qui peut ouvrir un LEP et quelles sont les nouvelles règles ?
L’accès au LEP dépend du RFR du foyer fiscal. Ce plafond est actualisé chaque année par l’administration fiscale et varie selon la composition du foyer. Pour l’année 2026, ces plafonds ont été relevés, ce qui peut rendre éligibles davantage de ménages qu’auparavant.
Concrètement, pour conserver ou ouvrir un LEP en 2026, il faut que votre revenu fiscal de référence 2024 reste en dessous des seuils fixés pour votre situation familiale. Si ce plafond est dépassé deux années consécutives, l’établissement financier est tenu de clôturer le livret. Cela signifie qu’une partie des détenteurs actuels doivent vérifier leur situation fiscale pour ne pas perdre leur avantage sans s’en rendre compte.
Comme l’explique le Service public, les seuils varient en fonction de la composition du foyer fiscal : une personne seule ne doit pas dépasser 23 028 euros, un couple sans enfant 35 329 euros, et un couple avec trois enfants peut atteindre 59 928 euros. Si le revenu fiscal dépasse le plafond une année, le LEP reste généralement ouvert, mais un dépassement deux années consécutives entraîne sa clôture automatique. Ces seuils permettent ainsi à près de 20 millions de Français de rester éligibles et de bénéficier du taux avantageux du LEP, tout en garantissant que ce produit reste ciblé sur les foyers aux revenus modestes.

Le LEP se distingue également par d’autres avantages similaires à ceux du Livret A : les fonds sont disponibles à tout moment, l’argent est garanti par l’État, et il n’y a aucun frais d’ouverture ou de gestion. Ces caractéristiques en font un placement sécurisé adapté à une épargne de précaution, même si son accès reste conditionné à des ressources modestes.








