Voitures avec chauffeur, secrétariats particuliers… Lecornu veut mettre fin aux privilèges des anciens Premiers ministres

Sébastien Lecornu envisage de supprimer les avantages octroyés aux anciens Premiers ministres.

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ARS : 11 anciens ministres de la Santé s’opposent à la réforme proposée par Sébastien Lecornu. Crédit : afp.com/Ludovic MARIN | Econostrum.info

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé, dans un entretien accordé à Ouest-France et à plusieurs médias régionaux, sa volonté de réexaminer les dispositifs bénéficiant aux anciens membres du gouvernement.

Cette déclaration intervient dans un contexte où des réductions budgétaires sont envisagées dans plusieurs secteurs. Le chef du gouvernement a mentionné plusieurs pistes de révision, dont celles portant sur les délégations interministérielles et certains offices, qu’il considère comme trop nombreux.

Il a indiqué vouloir réduire ces structures dans une logique de simplification administrative et de gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Parmi les sujets abordés figure également la suppression envisagée de deux jours fériés, comme le lundi de Pâques et le 8 mai, mesure qui a été finalement écartée.

Nature des avantages des anciens Premiers ministres

Les anciens Premiers ministres peuvent bénéficier d’un ensemble d’avantages logistiques et de sécurité. L’attribution d’un véhicule avec chauffeur est possible, mais uniquement sur demande. Un secrétaire particulier peut également être mis à disposition, dans la limite de dix années et jusqu’à l’âge de soixante-sept ans.

Ces prestations sont accordées uniquement si les bénéficiaires ne disposent pas déjà d’un soutien similaire au titre d’un autre mandat. En 2024, le coût total de ces dispositifs a été évalué à 1,6 million d’euros. À cela s’ajoute la protection policière dont peuvent bénéficier certains anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur. En 2019, le coût de la sécurité assurée à dix anciens Premiers ministres a atteint 2,8 millions d’euros.

Les anciens ministres ont-ils des privilèges ?

Du côté des anciens ministres, aucun avantage durable n’est prévu. Ils reçoivent à leur départ une indemnité équivalente à trois mois de salaire, sauf s’ils reprennent un poste immédiatement après la fin de leur mandat. Cette disposition est liée au fait qu’ils ne sont pas affiliés au régime d’assurance chômage. Concernant les pensions, les anciens ministres cotisent dans les mêmes conditions que les hauts fonctionnaires.

La pension dépend de la durée des fonctions gouvernementales. Elle est estimée à environ dix mille euros brut par mois pour un ministre, et quinze mille euros pour un ancien Premier ministre. Pour les anciens présidents de la République, un cadre spécifique a été défini à partir de 2016. Ils disposent pendant cinq ans d’un cabinet de sept personnes et de deux agents de service, puis ce dispositif est réduit à trois collaborateurs et un agent.

Ce dispositif comprend également des locaux, un véhicule avec chauffeur, des frais de réception et de déplacement ainsi qu’une protection personnelle. Le Premier ministre a affirmé que ces dispositifs avaient déjà été révisés.

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