Les négociations commerciales entre les grandes enseignes et les industriels se sont achevées le 1er mars 2025, dans un contexte de tensions sur les prix. Selon Michel-Édouard Leclerc, patron du groupe E.Leclerc, l’inflation sur les produits alimentaires devrait rester contenue, avec une hausse moyenne de 2 % en 2025. Toutefois, il affirme que son enseigne fera tout pour que ces augmentations ne se ressentent pas en rayon.
Lors de son intervention sur TF1, Michel-Édouard Leclerc a insisté sur le fait que cette hausse des prix négociée avec les industriels ne sera pas nécessairement répercutée sur les consommateurs. Il a ainsi annoncé que les magasins Leclerc réduiront leurs marges pour amortir l’impact de cette inflation.
Une baisse des marges pour protéger le pouvoir d’achat
Selon le dirigeant, E.Leclerc s’engage à pratiquer des marges parmi les plus basses du marché afin de préserver le pouvoir d’achat des Français. Il rappelle que tous les distributeurs n’adoptent pas la même stratégie, certains appliquant des hausses plus significatives sur certains produits.
L’inflation ne devrait donc pas être uniforme selon les enseignes. Michel-Édouard Leclerc assure que les prix de 50 000 articles resteront globalement stables dans ses magasins. Néanmoins, certains produits connaîtront des augmentations plus marquées en raison de la hausse du prix des matières premières.
Des hausses ciblées sur certains produits, annonce Leclerc
Malgré cette volonté de contenir l’inflation, certaines denrées ne pourront pas échapper aux hausses de prix. Michel-Édouard Leclerc cite notamment le beurre, le café, le chocolat et le jus d’orange, qui subissent directement les fluctuations des marchés internationaux.
Ces augmentations sont liées à des facteurs externes comme la production agricole, les coûts énergétiques et le contexte économique mondial. Leclerc estime toutefois que l’impact global sur le panier moyen des consommateurs restera limité.
Un retour des promotions et un désaccord avec le gouvernement
Michel-Édouard Leclerc s’est également exprimé en faveur du retour des promotions massives sur certains produits. Il conteste l’interdiction des super-promotions sur les produits d’hygiène et de beauté, jugeant cette mesure défavorable aux consommateurs.
Il s’est par ailleurs opposé au projet du gouvernement visant à prolonger la règle imposant une marge minimale de 10 % sur les produits alimentaires. Selon lui, cette législation ne bénéficie pas aux agriculteurs mais favorise avant tout les industriels et certains distributeurs.
Avec ces annonces, Michel-Édouard Leclerc cherche à renforcer l’image de son enseigne comme leader des prix bas en grande distribution. En s’engageant à réduire les marges et à limiter l’inflation dans ses magasins, il espère attirer davantage de consommateurs à la recherche de prix compétitifs.
Reste à voir si cette stratégie sera suivie par les autres distributeurs et si les engagements pris se traduiront réellement par une stabilisation des prix en rayon dans les mois à venir.








