La Ministre des Comptes publics, Amélie Montchalin, a exprimé ses inquiétudes face à la situation financière de la France, qui est en constante dégradation. Elle explique qu’à défaut d’actions concrètes pour réduire le déficit public, la France risque de se voir imposer des réformes par des institutions telles que le FMI ou la Commission Européenne.
Lors de son passage dans Bonjour ! La matinale de TF1 ce mercredi 9 juillet, Amélie de Montchalin a déclaré qu’il était urgent de mettre en place des mesures pour réduire le déficit public dans les plus brefs délais. « Si nous n’agissons pas, si nous ne réduisons pas le déficit, si nous n’arrêtons pas d’augmenter la dette, un jour, est-ce que dans six mois, un an, deux ans, cinq ans, les institutions internationales, la Commission européenne, la BCE, peut-être le FMI, décideront pour nous, nous diront quelles réformes faire », a-t-elle alerté.
Rappelons que le FMI a déjà publié un rapport le 22 mai dernier à propos de la situation financière de la France, indiquant qu’en absence de mesures efficaces, le déficit public continuera à grimper, atteignant 6% du PIB en 2030. Le Fonds Monétaire International avait alors indiqué qu’un redressement basé uniquement sur la hausse des impôts est à proscrire.
Il recommandait de revoir la durée de l’indemnisation chômage ainsi qu’un ciblage des prestations sociales. Une opinion que partage la ministre des Comptes publics, qui rassure les Français en assurant que les impôts ne vont pas grimper pour les ménages moyens et précaires.
La hausse des impôts ne sera pas la principale mesure pour réduire le déficit public
Depuis le début de l’année, plusieurs pistes ont été avancées par le gouvernement pour réduire le déficit public, impliquant la collecte de 40 milliards d’euros. Amélie de Montchalin a tenu à rassurer les Français une énième fois, indiquant qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts « sur les classes moyennes et les classes populaires ».
Et d’ajouter : « Moi, mon rôle depuis le début, c’est de dire qu’il faut qu’on trouve des économies et ce n’est pas par les impôts qu’on va y arriver ». À l’aube de l’annonce du plan budgétaire de François Bayrou, prévu pour le 15 juillet, elle indique qu’il risque d’y avoir à la fois des réformes structurelles ainsi que des mesures d’économies. « Parce qu’il y a à la fois des économies qu’on doit faire aujourd’hui, aussi pour que demain, dans le futur, on puisse continuer de réformer », a-t-elle expliqué sur TF1.








