La neige est tombée en abondance sur plusieurs massifs alors que La Niña s’installe dans le Pacifique. Ce contraste entre la douceur récente et ce froid soudain relance les questions sur l’influence de ce phénomène climatique pour la suite de l’hiver. Les cumuls relevés sont bien supérieurs à ceux attendus fin novembre et de nouvelles perturbations pourraient encore apporter de la neige la semaine prochaine, surtout en montagne. La Niña, encore faible mais bien présente, peut-elle modifier le déroulement de l’hiver en France ?
La Niña correspond à la phase froide du cycle ENSO, caractérisée par un refroidissement des eaux du Pacifique équatorial. Ce phénomène, en modifiant la circulation atmosphérique mondiale, influence les régimes de vent, la répartition des précipitations et le positionnement du jet stream.
À l’échelle internationale, il entraîne souvent des hivers plus froids dans le nord de l’Amérique du Nord, davantage de pluies en Australie ou en Indonésie et des conditions plus sèches dans certaines zones d’Afrique et d’Asie. Pour l’hiver 2025-2026, les modèles de la NOAA prévoient une La Niña faible mais bien installée entre décembre et février, avant un retour progressif vers un état neutre.
Quel impact réel de La Niña sur la neige en France ?
Contrairement à l’Amérique du Nord, la France n’est pas directement influencée par la phase La Niña. Ses effets passent surtout par le déplacement du jet stream, qui oriente ensuite les perturbations vers ou loin de l’Europe de l’Ouest. Les observations historiques montrent que les débuts d’hiver en phase La Niña peuvent parfois être plus froids, mais aussi plus secs, sans tendance solide quant à l’enneigement sur l’ensemble de la saison.
Selon les analyses regroupées par Futura Sciences, basées sur les modèles ECMWF et UKMO, l’hiver 2025-2026 pourrait être majoritairement sec en France, aussi bien en plaine qu’en montagne. Ce déficit ne serait pas lié aux températures, mais à un manque global de précipitations, typique d’une circulation plus anticyclonique attendue après la mi-décembre.
Cette projection contraste avec l’épisode actuel, marqué par des chutes de neige importantes et précoces. Ce coup de froid de fin novembre s’explique par une configuration temporaire favorable à l’arrivée d’air arctique, et non par un signe durable pour tout l’hiver. Les tendances saisonnières envisagent une première partie d’hiver froide puis un temps plus calme et sec, avant une possible légère reprise de l’activité neigeuse en fin de saison.
En résumé, La Niña n’annonce pas un hiver particulièrement neigeux en France, mais elle n’exclut pas non plus quelques épisodes marqués. Le contraste entre la neige abondante de fin novembre et les tendances saisonnières plus sèches montre que l’hiver 2025-2026 pourrait être variable, avec une première partie active, une pause plus calme ensuite et un potentiel retour d’événements neigeux en fin de saison.








