Inégalités à la succession : les femmes héritent moins que les hommes

En France, les inégalités à la succession entre les femmes et les hommes persistent.

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Succession
Inégalités à la succession : les femmes héritent moins que les hommes. Crédit: Canva | Econostrum.info

La question de l’égalité à la succession reste posée. En France, l’écart entre les patrimoines hérités par les hommes et les femmes se creuse de plus en plus, notamment en ce qui concerne les biens immobiliers. Malgré des avancées dans la lutte pour l’égalité, les femmes héritent toujours moins que les hommes, un phénomène renforcé par des pratiques familiales et des normes sociales persistantes.

Ce constat, qui mérite d’être mis en lumière, a des conséquences notables sur l’autonomie financière des femmes et sur l’égalité économique à long terme. Une étude réalisée par des offices notariaux révèle que les hommes héritent plus souvent de biens immobiliers de valeur, ce qui explique en partie cet écart de patrimoine. En effet, les femmes reçoivent plus fréquemment des parts en usufruit plutôt qu’en pleine propriété, ce qui limite leur capacité à disposer des biens hérités comme elles l’entendent. Selon les chiffres, les hommes héritent en majorité d’un patrimoine plus substantiel et, surtout, plus facile à valoriser.

Des causes multiples des inégalités à la succession

Les raisons de ces disparités sont multiples et variées. D’une part, les inégalités salariales persistantes rendent plus difficile l’accès des femmes à l’immobilier de leur vivant. En moyenne, elles gagnent 20 % de moins que les hommes, ce qui limite leur capacité à investir et à accumuler des biens immobiliers. D’autre part, les normes sociales favorisent encore les hommes comme héritiers privilégiés du patrimoine familial. Ces normes, même si elles ont évolué avec le temps, continuent de privilégier les fils dans les transmissions de biens, ce qui accentue le déséquilibre.

L’impact est également visible sur les statistiques. Selon l’Insee, le patrimoine brut moyen des hommes est de 228 000 euros, contre 192 000 euros pour les femmes. Cet écart s’est considérablement élargi au fil des années. En 1998, les inégalités étaient de 9 %, tandis qu’en 2015, elles atteignaient 16 %. Ce phénomène perpétue non seulement les inégalités actuelles, mais contribue aussi à l’accroissement de la précarité économique des femmes.

Enfin, les femmes héritent moins fréquemment que les hommes des biens permettant de sécuriser leur retraite ou leur avenir financier. Ces inégalités dans les successions ont un impact direct sur leur indépendance économique et soulignent la nécessité de repenser les pratiques liées à l’héritage en France. Pour inverser cette tendance, il serait nécessaire de promouvoir des réformes qui garantissent une répartition plus équitable du patrimoine et qui offrent aux femmes une plus grande capacité d’accès à la pleine propriété des biens hérités.

En somme, les inégalités de succession entre hommes et femmes constituent un problème de société qui mérite d’être davantage étudié et corrigé, afin de garantir une réelle égalité économique entre les sexes.

1 réflexion au sujet de « Inégalités à la succession : les femmes héritent moins que les hommes »

  1. « les femmes héritent toujours moins que les hommes, ce constat a des conséquences notables sur l’autonomie financière des femmes et sur l’égalité économique à long terme. ».
    Allons donc : les inégalités d’héritage auraient des conséquences notables sur l’égalité économique à long terme. Alors que dire des inégalités d’héritage entre les riches …et les pauvres! Seraient-elles moins « injustes » que les inégalités de genre?

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