Le gouvernement a annoncé que le barème de l’impôt sur le revenu sera revalorisé de 0,9 % en 2026, après avoir envisagé de le geler. Cette mesure, qui suit l’inflation, permettra d’éviter que les contribuables ne soient soumis à une imposition plus élevée en raison de l’augmentation de leurs revenus.
Le taux de revalorisation est plus faible que celui de l’année précédente, où il avait atteint 1,8 %. Cette indexation concernera l’ensemble des tranches d’imposition. Pour l’année 2026, le barème de l’impôt sur le revenu sera le suivant : la première tranche, pour des revenus allant jusqu’à 11 600 euros, sera exonérée d’impôt. La deuxième tranche, de 11 601 à 29 579 euros, sera taxée à 11 %. La troisième tranche, entre 29 580 et 84 577 euros, sera soumise à un taux de 30 %. La quatrième tranche, de 84 578 à 181 917 euros, sera taxée à 41 %, et la cinquième tranche, pour des revenus supérieurs à 181 917 euros, sera taxée à 45 %.

Impact de la revalorisation des tranches de l’impôt sur le revenu sur les foyers et l’économie
Cette revalorisation permet à environ 200 000 foyers de ne pas devenir imposables, un changement bien accueilli par les contribuables. La hausse des revenus, si elle n’était pas ajustée à l’inflation, aurait conduit à une augmentation des tranches d’imposition pour de nombreux foyers. Cette mesure évite un tel effet, en permettant aux contribuables de conserver un pouvoir d’achat similaire à l’année précédente.
Le gouvernement avait initialement prévu de geler le barème pour réaliser des économies, mais cette proposition a été abandonnée face aux pressions des députés et des partis politiques. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait soutenu l’idée de maintenir le barème inchangé pour limiter les dépenses publiques, mais il a dû revoir cette position. La revalorisation des tranches d’imposition représente ainsi un compromis, permettant au gouvernement de répondre à la fois aux besoins budgétaires et aux attentes des citoyens.
Michel Mouillart, professeur d’économie, a précisé que cette revalorisation reste un ajustement nécessaire face à l’inflation. En effet, cette mesure permet de maintenir un équilibre fiscal tout en évitant une pression accrue sur les ménages à revenus moyens. La question de l’accès à l’impôt est également au cœur des préoccupations, car certains foyers, qui seraient restés en dehors du système fiscal, entreront dans le champ de l’imposition en raison de la hausse des revenus.
En somme, cette révision du barème de l’impôt sur le revenu est une réponse aux dynamiques économiques actuelles, tout en cherchant à maintenir une certaine équité entre les contribuables. L’ajustement de 0,9 % assure ainsi une gestion plus souple du système fiscal français.








