Impôt sur la cryptomonnaie : ce que le Fisc peut désormais savoir sur vos actifs numériques

Depuis 2026, le Fisc a accès aux informations sur les transactions en cryptomonnaie, renforçant ainsi la surveillance fiscale européenne.

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Impôt sur la cryptomonnaie : ce que le Fisc peut désormais savoir sur vos actifs numériques. Crédit : Canva | Econostrum.info

Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle directive européenne, la « DAC8 », oblige les plateformes de cryptomonnaie à transmettre toutes les informations fiscales des utilisateurs aux autorités fiscales de leurs pays respectifs.

Cette mesure concerne uniquement les transactions effectuées après cette date et a pour objectif de lutter contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, qui génèrent des milliards d’euros de manque à gagner pour les gouvernements européens chaque année. En France, l’INSEE estime que la fraude fiscale représenterait entre 80 et 100 milliards d’euros.

Avec cette nouvelle réglementation, le fisc français aura un accès direct aux informations relatives aux comptes de cryptomonnaie ouverts sur les plateformes européennes, sans que les utilisateurs aient à effectuer d’action. Cependant, cette mesure ne s’applique pas aux comptes ouverts en dehors de l’Union européenne, pour lesquels le fisc français ne pourra pas obtenir d’informations. 

Un échange de données automatisé pour une meilleure transparence des plateformes de cryptomonnaie

L’échange de données fiscales se fera de manière automatique, permettant aux autorités fiscales de connaître en temps réel les transactions réalisées sur les plateformes européennes. Les informations concernant les comptes non déclarés ou les transactions des utilisateurs européens seront accessibles sans que ces derniers aient à faire une déclaration active.

Il est à noter que cette mesure ne prévoit aucune sanction pour les transactions antérieures au 1er janvier 2026. Seules les informations sur les transactions réalisées après cette date seront envoyées au fisc, et la première déclaration obligatoire aura lieu au plus tard le 30 septembre 2027.

Cette nouvelle législation marque un tournant dans la régulation des cryptomonnaies, offrant aux gouvernements un meilleur contrôle des actifs numériques. Si cette transparence accrue permettra de lutter contre la fraude, elle soulève également des inquiétudes concernant la sécurité des informations personnelles des utilisateurs. Des experts mettent en garde contre les risques de fuite de données, ce qui pourrait ouvrir la voie à des attaques contre les traders de cryptomonnaie.

Un risque accru pour la sécurité des traders

La mise en place de cette nouvelle surveillance pourrait également exacerber le risque de braquages et d’enlèvements de la part de criminels ciblant les traders de cryptomonnaie. En France, une hausse des incidents de ce type a été signalée récemment. Ainsi, bien que cette mesure vise à renforcer la lutte contre la fraude fiscale, elle pourrait également augmenter les risques de sécurité pour les particuliers impliqués dans les transactions en cryptomonnaie.

Ainsi, la nouvelle législation européenne sur les cryptomonnaies modifie profondément la gestion des données fiscales liées à ces actifs, tout en soulevant des préoccupations en matière de sécurité pour les utilisateurs.

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