La crise de l’immobilier persiste malgré de légères avancées. Le marché locatif en France reste sous pression au début de l’année 2026, notamment dans les grandes villes où la demande dépasse largement l’offre disponible. En conséquence, les loyers continuent de progresser, bien que la hausse soit moins importante qu’auparavant.
Cette tendance est principalement due à la pénurie persistante de logements, ce qui rend la situation complexe pour de nombreux locataires à la recherche d’un bien. En 2025, les loyers ont continué à augmenter, bien que de manière moins marquée. Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs, dont la faible rotation des locataires et l’augmentation continue de la demande locative.
L’IRL (Indice de Référence des Loyers), qui est utilisé pour la révision des loyers, a montré une hausse plus modérée en 2025, avec un taux de 0,79 % pour le dernier trimestre, soit bien en deçà des taux observés en 2022 et 2023 explique le site spécialisé Meilleurtaux .

Tension sur le marché locatif de l’immobilier malgré une baisse de l’IRL
Bien que l’IRL ait diminué par rapport à son pic de 2022, la tension sur le marché locatif reste élevée. Cette baisse de l’IRL pourrait donner un peu de répit aux locataires, mais la pénurie de logements disponibles dans certaines régions continue de maintenir la pression sur les prix. La situation demeure particulièrement difficile dans les grandes métropoles, où les logements sont rares et la demande est forte.
Le gouvernement a mis en place plusieurs mesures pour tenter de répondre à cette crise du logement, notamment avec la création d’un statut fiscal pour les bailleurs privés, afin d’encourager l’investissement dans le secteur locatif. Cette initiative pourrait, selon certains experts, contribuer à améliorer l’offre locative à moyen terme, bien que son efficacité soit encore incertaine.
Malgré cette légère baisse de l’IRL, l’indicateur de tension locative, qui mesure le nombre de candidats à la location pour chaque logement disponible, reste élevé. Cet indicateur a légèrement diminué en 2025, passant de 4,8 à 4,69, ce qui reflète une légère amélioration. Cependant, la situation reste tendue, et les ménages à revenus modestes continuent de rencontrer des difficultés pour trouver un logement abordable dans certaines régions.
La situation pourrait perdurer
Les économistes estiment que cette situation pourrait perdurer si l’offre de logements n’augmente pas. Dans ce contexte, les acteurs du marché locatif, qu’ils soient bailleurs ou locataires, doivent s’adapter à une réalité où la pression sur les loyers et la demande ne semble pas prête de diminuer.
L’atténuation de la tension locative dans le secteur de l’immobilier dépendra donc d’un accroissement de l’offre de logements et d’une meilleure régulation du marché immobilier. Les mesures fiscales, bien qu’encourageantes, nécessitent un suivi rigoureux pour produire des effets tangibles à court terme.








