Le taux moyen appliqué aux crédits immobiliers d’une durée de vingt ans ou plus en France s’élève à 3,82 % au troisième trimestre 2025, selon le nouveau tableau du taux d’usure publié dans le Journal officiel ce mardi 30 septembre.
Elle marque une hausse légère par rapport au deuxième trimestre, dont le taux moyen était de 3,81 %. Cette évolution met fin à une période de baisse entamée après le premier trimestre 2024, lorsque les taux avaient atteint leur plus haut niveau sur une période de deux ans.
Ce changement est attribué à plusieurs facteurs combinés. Les établissements bancaires cherchent à ajuster leurs politiques commerciales dans un contexte économique incertain. Ils sont eux-mêmes emprunteurs sur les marchés financiers pour une partie des fonds qu’ils prêtent aux particuliers.
Leurs conditions de refinancement dépendent donc des taux d’intérêt auxquels l’État français emprunte. Or, début septembre, ces taux ont atteint un niveau historiquement élevé, à la suite de la dégradation de la note de la France par l’agence de notation Fitch et dans un climat politique marqué par des tensions.
Une hausse des taux de crédit immobiliers expliquée par les conditions de refinancement et les ajustements bancaires
La hausse constatée est mesurée, mais elle modifie la perspective pour les emprunteurs. Le taux de 3,82 % correspond au taux effectif global. Ce chiffre intègre l’ensemble des frais liés au crédit, comme les assurances, les frais de dossier ou de garantie. Pour un emprunt de 100 000 euros sur vingt ans, ce taux représente environ 43 000 euros d’intérêts. Cette estimation donne une indication concrète du coût total d’un crédit immobilier à ce niveau de taux.
Depuis la rentrée, les courtiers en crédit immobilier ont relayé plusieurs décisions de remontée des taux prises par les banques partenaires. Ces hausses sont en partie une réponse aux nouvelles conditions de marché et au coût du capital sur les marchés obligataires.
Le taux moyen trimestriel publié par les autorités sert également à fixer le taux d’usure. Ce plafond légal encadre les conditions de prêt immobilier en France. Il est révisé tous les trimestres et s’applique à toutes les offres émises par les établissements de crédit et les sociétés de financement. Son objectif est de limiter l’exposition des emprunteurs aux crédits considérés comme excessivement coûteux. La hausse du taux moyen implique donc une modification directe du seuil légal applicable pour le trimestre suivant.








