Le marché immobilier français a enregistré des signes positifs en 2025, malgré des difficultés persistantes. Selon le baromètre national des prix de l’immobilier de Se Loger-Meilleurs Agents, publié le 5 janvier 2026, les prix de l’immobilier et le nombre de transactions sont en hausse, bien que la France traverse toujours une « crise du logement profonde », avec des tensions sur l’accès à la propriété et un manque de mobilité résidentielle.
Entre fin octobre 2024 et fin octobre 2025, environ 929 000 logements ont été vendus en France, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente. Bien que ce chiffre reste inférieur au niveau d’un marché fluide, estimé autour d’un million de ventes, l’amélioration par rapport à 2024 est nette. Les prix de l’immobilier ont également repris la hausse dans l’ensemble du pays.
En un an, les indices de prix ont progressé de plus de 1 %, y compris à Paris, dans les grandes villes et dans les zones rurales. La hausse est particulièrement marquée à Paris (+2,9 %) et dans les zones rurales (+2,8 %), alors qu’un an plus tôt, les prix étaient en recul. Dans les grandes villes, la tendance reste positive, bien que les hausses varient : Nice a enregistré une progression supérieure à 3 %, tandis que des villes comme Toulouse, Bordeaux, Marseille et Montpellier affichent des hausses plus modérées. Nantes est une exception, avec une baisse de -3,9 %, mais cette diminution est moins importante qu’en 2024.

Côté crédit, les taux se sont stabilisés, se situant autour de 3,5 % sur 25 ans et 3,4 % sur 20 ans à partir de décembre 2025. Cela a permis de maintenir une certaine activité sur le marché, même si l’incertitude politique reste un frein important pour de nombreux ménages.
Prévisions pour 2026 pour le secteur de l’immobilier
Pour 2026, Se Loger-Meilleurs Agents anticipe une poursuite de la normalisation du marché immobilier. Le nombre de ventes pourrait atteindre 980 000, avec une hausse des prix comprise entre 2 % et 3 % sur l’année. Toutefois, Thomas Lefebvre, vice-président data de Se Loger et Meilleurs Agents, souligne que « l’incertitude politique constitue un facteur de frein important à la projection des ménages sur le marché immobilier ».
Il estime que 2025 marque le début d’un cycle positif, mais avec des progressions de prix modérées. L’étude repose sur les données de transactions recueillies auprès de 30 000 agences immobilières et sur les informations fournies par les notaires et les demandes de valeurs foncières (DVF).








