Une découverte inattendue pourrait marquer le début d’un nouvel eldorado énergétique en France. Des chercheurs ont récemment découvert ce qui pourrait être le plus gros gisement mondial d’hydrogène naturel, surnommé le « nouveau pétrole ».
Dans la petite commune de Folschviller, en Lorraine, située à environ 50 km à l’est de Metz, les chercheurs étaient initialement partis à la recherche de méthane dans cette région. Cependant, lors de leurs forages, ils ont découvert une concentration anormale d’hydrogène. À 1 150 m de profondeur, la concentration d’hydrogène atteignait 14 %, et à 1 250 m, elle montait à 17-20 %. Cette concentration est jugée exceptionnelle, et Philippe de Donato, un des chercheurs impliqués, a souligné l’importance de cette découverte.
Le potentiel du gisement d’hydrogène naturel
Les projections actuelles estiment que ce gisement pourrait contenir jusqu’à 46 millions de tonnes d’hydrogène naturel, un volume qui en ferait le plus gros gisement mondial de ce type. Ce gisement s’étendrait de Bar-le-Duc à Metz. L’hydrogène blanc, forme naturelle de l’hydrogène, est particulièrement prisé, car il n’émet aucun gaz à effet de serre et ne nécessite aucune transformation, contrairement à d’autres formes d’hydrogène.
L’hydrogène blanc est un type d’énergie naturel et écologique, car il ne requiert aucune transformation chimique et ne pollue pas, contrairement à l’hydrogène gris ou vert. Cependant, même si le potentiel est immense, il reste encore beaucoup de travail avant d’envisager son exploitation à grande échelle. Les autorités ont autorisé un forage de 4 km de profondeur à Pontpierre, et des études supplémentaires doivent être réalisées pour valider le potentiel de ce gisement.
Des perspectives économiques pour toute la région
Si ce gisement est exploité, Folschviller et ses environs pourraient connaître une véritable renaissance économique. La région, autrefois marquée par la fermeture des mines de charbon en 1979, pourrait bénéficier d’investissements significatifs. Le maire de Folschviller, Didier Zimny, évoque déjà la possibilité de « renaître de nos cendres », soulignant le potentiel de cette découverte pour la revitalisation locale.
Bien que la conversion des équipements actuels utilisant le pétrole vers des technologies à hydrogène ait déjà commencé, il reste encore de nombreux défis à surmonter pour généraliser cette énergie. Des entreprises comme BMW proposent déjà des véhicules à hydrogène, mais leur adoption reste limitée. Une demande d’exploration a été adressée à l’État en mars 2024, mais la réponse n’a pas encore été donnée. Ce retard administratif pourrait freiner les ambitions de cette découverte.








