Les tarifs du gaz vont augmenter au 1er juillet, impactant directement votre facture. Il est nécessaire de savoir pourquoi cette hausse est inévitable et ce qu’elle signifie pour les consommateurs.
Le 1er juillet 2025, l’abonnement annuel au gaz pour les gros consommateurs augmentera de 277 € à 290 € dans le tarif « repère » de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette hausse de 6 % résulte principalement de l’augmentation du tarif d’acheminement, qui représente environ un quart de la facture de gaz. Ce tarif finance l’entretien du réseau de distribution, géré par GRDF. Cette hausse est due à la nécessité de maintenir et de rénover les infrastructures alors même que la consommation de gaz a diminué ces dernières années.
Les perspectives à moyen terme : que nous réserve l’avenir ?
Les prix mondiaux du gaz ont récemment augmenté de 17 %, principalement à cause des tensions géopolitiques liées au conflit Israël-Iran. Cette reprise des prix pourrait entraîner une nouvelle hausse du prix du kWh dès août 2025, en fonction de l’évolution de la situation géopolitique. Si ces hausses de prix se confirment, les consommateurs pourraient faire face à une nouvelle augmentation des tarifs, ce qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages.
Bien que le prix du kWh connaisse une légère baisse, passant de 0,11 €/kWh à 0,10 €/kWh, cette réduction est partiellement compensée par l’augmentation de l’abonnement. En effet, une partie de la hausse du tarif d’acheminement sera répercutée sur le prix du kWh, ce qui annule en grande partie les effets de la baisse annoncée. En outre, bien que les prix mondiaux du gaz aient chuté de 8 % en juin, cette baisse ne sera que temporaire.
Et les petites consommations de gaz ?
Les petits consommateurs risquent d’être particulièrement affectés par l’augmentation de la TVA sur l’abonnement gaz, qui passera de 5,5 % à 20 % à partir du 1er août. Bien que l’État compense cette hausse par une réduction de la taxe sur la consommation, la baisse des taxes sur le kWh ne suffira pas à compenser l’augmentation de l’abonnement pour ces consommateurs. Ceux-ci seront donc probablement les grands perdants de cette réforme fiscale.
La hausse des tarifs du gaz prévue pour le 1er juillet s’explique principalement par l’augmentation des coûts d’entretien du réseau, tandis que la baisse de la consommation ne suffit pas à compenser cette hausse. Bien que le prix du kWh connaisse une légère baisse, l’augmentation de l’abonnement, la hausse de la TVA et les fluctuations des prix mondiaux devraient peser lourdement sur les consommateurs. Pour les petits foyers, la réforme fiscale pourrait bien compliquer davantage la situation.








