Si la hausse des droits de douane annoncée par Donald Trump entre en vigueur, cela pourrait entraîner la perte de jusqu’à 45 000 emplois en France, selon une note du 22 juin du cabinet Asterès. Les principaux secteurs menacés par cette conséquence sont ceux du luxe, du vin, du cosmétique et de la maroquinerie.
Pour rappel, les États-Unis risquent d’augmenter les droits de douane de 20% dans le meilleur des cas et de 50% dans le pire, ce qui aura un impact dévastateur sur les exportations de la France, mais aussi sur les employés. Selon l’étude d’Asterès, jusqu’à 14 000 emplois pourraient être supprimés dans les domaines du cosmétique, de la maroquinerie ainsi que le secteur viticole. Parmi eux, 3 600 emplois directs, comme l’annonce la note.
Si une hausse de 50% est appliquée, la perte est estimée à 2,5 milliards d’euros, avec un risque de suppression de 45 000 emplois. En revanche, dans le cas où le taux appliqué est de 20%, la perte sera de 1 milliard d’euros et menace 17 000 emplois. Comme l’explique le cabinet Asterès, Donald Trump vise les secteurs qui affichent l’excédent le plus important avec les États-Unis, qui sont celui du vin qui représente 8% des exportations, les produits cosmétiques à 6% et la maroquinerie à 6%.
« Ces trois secteurs sont particulièrement visés puisqu’ils forment le trio des secteurs français ayant le plus fort excédent commercial vis-à-vis des États-Unis, avec 3,8 milliards d’euros d’excédent pour les boissons, 2,4 milliards d’euros pour les cosmétiques et 2,2 milliards d’euros pour le cuir. », détaille le cabinet.
Les droits de douane causent une perte plus importante pour les États-Unis
Malgré une perte des excédents de l’exportation ainsi que des risques de suppressions de postes, les États-Unis seraient les plus grands perdants de cette initiative, puisque la hausse des droits de douanes impactera directement le consommateur américain.
« Les résultats d’une étude publiée par Bruegel prédisent que l’impact de la guerre commerciale en cours sera deux fois plus néfaste pour les États-Unis que pour l’Union Européenne. », souligne le cabinet Asterès dans sa note. Cette étude estime une perte de 51 milliards de dollars américains pour les États-Unis, soit 2,7% du PIB du pays.
Rappelons que l’Europe possède un délai allant jusqu’au 9 juillet pour trouver un compromis avec les américains et éviter l’application de la hausse des droits de douanes. Pour l’heure, aucune avancée n’a été constatée dans cette affaire.








