Grève et manifestations du 18 septembre : à quoi s’attendre alors que la participation est estimée à 400 000 personnes ?

La gréve annoncée pour le 18 septembre sera suivie par plus de 400 000 personnes selon les estimations actuelles. Plusieurs secteurs seront bloqués.

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18 septembre
Grève et manifestations du 18 septembre : à quoi s’attendre alors que la participation est estimée à 400 000 personnes ? Crédit : VALERIE DUBOIS/HANS LUCAS/AFP) | Econostrum.info

Le 18 septembre 2025, une mobilisation nationale d’ampleur est attendue, avec environ 400 000 grévistes et manifestants à travers la France. Ce mouvement, soutenu par plusieurs syndicats et mouvements sociaux, devrait perturber divers secteurs, dont les transports, l’éducation, l’énergie et la santé.

Les manifestants expriment leur mécontentement face à des réformes récentes et des conditions économiques difficiles. Dans le secteur des transports, quatre syndicats majeurs du ferroviaire, dont la CGT-Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots, ont appelé à la grève. Le ministre démissionnaire des Transports a exprimé son inquiétude en évoquant une « journée noire » pour les usagers, notamment en raison des perturbations à la SNCF.

Les sociétés de transport en commun, telles que la RATP en Île-de-France, la TAM à Montpellier, Lio et Tango à Nîmes, ainsi que Citibus à Narbonne, ont également annoncé des grèves le 18 septembre. Les manifestations sont prévues dans toutes les grandes villes françaises, notamment à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Lille et Montpellier. Les cortèges partiront aux alentours de 10h dans de nombreuses villes, tandis que d’autres, comme Nîmes et Albi, verront leur départ fixé à 14 h 30.

Secteurs impactés par la gréve du 18 septembre et mesures de sécurité

La grève devrait aussi affecter d’autres secteurs clés, notamment l’éducation nationale. Plusieurs syndicats, tels que la FSU, Unsa Éducation et CGT Éduc’action, ont appelé à la mobilisation, entraînant des perturbations dans les écoles. En parallèle, près de 98 % des pharmacies sondées ont annoncé leur fermeture, et les soignants du secteur public seront invités à se joindre au mouvement, ce qui pourrait entraîner des ralentissements dans le fonctionnement des hôpitaux publics.

Dans le secteur de l’énergie, des sites de stockage de gaz, des terminaux méthaniers ainsi que des centrales nucléaires et hydrauliques pourraient être ralentis ou bloqués. Le gouvernement suit de près l’évolution de la situation. Près de 80 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés pour maintenir l’ordre et éviter les débordements. Des mesures de sécurité renforcées seront mises en place autour des institutions gouvernementales, telles que l’Assemblée nationale, le Sénat, l’Élysée et Matignon. La vigilance sera particulièrement accrue dès la veille pour prévenir d’éventuelles actions de protestation nocturnes.

Les services de sécurité redoutent une montée en tension des discours et une escalade dans les manifestations, notamment à la suite du mouvement du 10 septembre. La mobilisation du 18 septembre est perçue comme un point de départ pour des actions futures, avec des appels à poursuivre la mobilisation dans les jours à venir.

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