13 % du PIB, mais 19 % des impôts : les grandes entreprises françaises paient-elles plus d’impôts qu’elles ne génèrent ?

Malgré leur contribution à 19% dans l’impôt des sociétés, les grandes entreprises pourraient assister à une hausse fiscale.

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Les grandes entreprises françaises payent 19% des impôts des sociétés, selon l'Afep - Crédit : Canva | Econostrum.info

En France, les grandes entreprises représentent environ 13 % du PIB du pays, selon une étude de l’Association française des entreprises privées (Afep). Ces groupes contribuent également aux impôts acquittés par les sociétés, et ce, à hauteur de 19 %.

Il s’agit de la 10e édition de l’enquête de l’Afep sur les contributions fiscales des grandes entreprises, dévoilée par les Echos. Elle révèle, dans le détail, que les 117 membres de cette association, qui incluent presque l’intégralité du CAC 40, ont généré 272 milliards d’euros. Parmi ce montant, 60 % sont attribués aux salariés, incluant les charges patronales, ce qui représente 164 milliards d’euros.

Tandis que 20 % sont investis dans le développement des entreprises et 15 % vont à l’État sous forme de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt de production, pour un montant de 40,8 milliards d’euros. Au total, cette année-là, ces grands groupes ont payé 19 % des impôts payés par les entreprises, soit un montant de 85,1 milliards d’euros.

D’autre part, selon l’Afep, ces grandes entreprises pourraient assister à une hausse des prélèvements obligatoires en 2025, estimée à 10 %. Elles risquent également, dans le cadre du plan économique de 2026 pour réduire la dette publique, d’être invitées à contribuer davantage.

La politique budgétaire de l’ancien Premier ministre François Bayrou avait épargné les grandes entreprises

L’arrivée au pouvoir de François Bayrou en 2024 avait permis aux grandes entreprises d’éviter une hausse d’impôt, malgré le contexte de redressement budgétaire. Pour rappel, le Premier ministre qui occupait Matignon avant Bayrou, Michel Barnier, avait prévu une surtaxe de l’impôt sur les sociétés dans le but de collecter les 44 milliards d’euros requis pour réduire la dette publique.

Une mesure annulée par Bayrou, qui a permis à ces entreprises de ne pas assister à une hausse fiscale. De plus, l’ex-Premier ministre avait également fait la promesse de ne pas réduire le crédit impôt recherche, qui représente pourtant une charge importante pour le gouvernement, avec un manque à gagner de 7,74 milliards d’euros, comme l’indique le média Libération.

Par ailleurs, une autre taxe secoue les grandes entreprises et les grandes fortunes, celle portée par l’économiste Gabriel Zucman. Intitulée la « taxe Zucman », celle-ci prévoit un prélèvement de 2 % sur les patrimoines qui dépassent les 100 millions d’euros. Une mesure qui n’a pas tardé à faire réagir Bernard Arnault, PDG du grand groupe LVMH, qui a vivement critiqué cette mesure, qualifiant Gabriel Zucman de « militant d’extrême gauche ».

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