Les nouvelles taxes imposées par les États-Unis sur certains produits européens, en particulier les français, obligent les entreprises françaises à s’adapter. Face à ces mesures protectionnistes, plusieurs entreprises françaises commencent à dévoiler leurs stratégies pour limiter les impacts économiques. Relocalisation de la production, augmentation des prix, voire gel des embauches, les réponses varient selon les secteurs.
L’un des secteurs les plus touchés par ces droits de douane américains est celui des vins et spiritueux, où des entreprises comme LVMH (propriétaire de marques comme Dom Pérignon, Hennessy et Krug) réalisent une part significative de leur chiffre d’affaires aux États-Unis. Bernard Arnault, le patron de LVMH, a exprimé ses préoccupations et a souligné la nécessité d’un accord rapide.
Toutefois, les entreprises comme Rémy Martin ont déjà commencé à prendre des mesures face à l’incertitude, en imposant une réduction du nombre de jours travaillés pour certains salariés. L’objectif est de préserver leur rentabilité tout en négociant des solutions avec les autorités européennes.
Le secteur aéronautique est également impacté, bien que les effets soient plus nuancés. Airbus, confronté à l’augmentation des taxes douanières sur ses avions exportés vers les États-Unis, a précisé que les surcoûts seront répercutés sur les clients. Cette démarche, cependant, pourrait nuire à la compétitivité de l’entreprise face à ses rivaux américains, principalement Boeing. Le géant européen, tout comme l’équipementier automobile Forvia (anciennement Faurecia), envisage de réduire les investissements et de geler les embauches pour amortir les effets financiers des nouvelles taxes.
Plusieurs entreprises françaises augmentent leurs prix dans les secteurs du luxe et des cosmétiques
Dans le secteur du luxe, des entreprises comme Hermès et LVMH ont décidé d’adopter des stratégies variées pour minimiser l’impact des droits de douane. Hermès, par exemple, a annoncé une hausse de ses prix aux États-Unis pour compenser l’augmentation de la taxation sur ses produits. Axel Dumas, le dirigeant de la maison de luxe, a affirmé que malgré la hausse, la fidélité des clients américains devrait maintenir les ventes.
Le secteur des cosmétiques est également concerné, bien que dans une moindre mesure. Le groupe L’Oréal, l’un des leaders mondiaux de la beauté, a annoncé que des hausses de prix sont envisageables si les droits de douane viennent alourdir les coûts d’importation de ses produits aux États-Unis. Le groupe prévoit également de relocaliser une partie de sa production aux États-Unis pour limiter les effets des nouvelles taxes.
Des mesures variées pour faire face à la crise commerciale
Les stratégies adoptées par ces entreprises reflètent une réponse diversifiée aux mesures protectionnistes de Donald Trump. Certaines, comme LVMH, parient sur une relocalisation partielle de leur production pour répondre aux taxes sur les produits importés, comme le rapporte BFMTV. Cette approche, qui consiste à produire davantage sur place, permettrait de réduire l’impact des droits de douane, tout en soutenant l’économie locale.
Dans le secteur automobile, Forvia a opté pour des mesures drastiques, dont le gel des embauches et une réduction des investissements. Ce choix, bien que contraint, pourrait avoir des répercussions à long terme sur la compétitivité de l’entreprise et son personnel. Les entreprises françaises sont confrontées à un dilemme : ajuster leurs stratégies pour compenser les nouvelles taxes sans compromettre leur avenir sur des marchés cruciaux comme celui des États-Unis.








