Les consommateurs français devront faire face à une nouvelle augmentation du prix du gaz dès le mois de mars 2025. Cette hausse est confirmée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui publie chaque mois un prix repère du gaz depuis la suppression des tarifs réglementés de vente (TRV) en juillet 2023.
Le prix moyen de vente du gaz naturel pour l’usage de l’eau chaude et de la cuisson s’établira en mars à 0,15 euro par kilowattheure (TTC), contre 0,14 euro en février. Pour les ménages se chauffant au gaz, le tarif passe à 0,12 euro par kilowattheure, contre 0,11 euro en janvier. Cette augmentation s’inscrit dans une tendance haussière observée depuis décembre 2024, après une légère baisse en novembre.
En revanche, le prix de l’abonnement annuel au gaz reste inchangé depuis juillet 2024. Il s’élève à 114,30 euros TTC pour les foyers utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude, et à 277,43 euros TTC pour ceux l’utilisant pour le chauffage.
La hausse des prix du gaz est liée aux coûts d’approvisionnement et de stockage
La CRE rappelle que son prix repère est une estimation moyenne intégrant plusieurs facteurs : les coûts d’approvisionnement, qui dépendent du tarif de l’énergie sur le marché de gros, ainsi que les coûts commerciaux, d’acheminement, de stockage et de rémunération des fournisseurs. Il sert de référence pour comparer les offres des différents fournisseurs, mais ces derniers ne sont pas obligés de s’y conformer, le prix du gaz étant désormais soumis à la concurrence.
Le prix final payé par le consommateur dépend aussi de sa localisation géographique. Ainsi, les habitants proches d’un port méthanier bénéficient souvent de tarifs plus avantageux en raison des coûts de transport réduits. De plus, certaines zones desservies par des entreprises locales de distribution (ELD), comme Bordeaux ou Grenoble, appliquent des tarifs spécifiques, distincts des prix établis par la CRE pour le reste du territoire.
Depuis la suppression des tarifs réglementés, les consommateurs doivent comparer les offres pour éviter une hausse excessive de leur facture énergétique. En effet, les fournisseurs ne sont pas tenus de suivre les prix repères de la CRE et ajustent leurs tarifs en fonction de leur politique commerciale et des fluctuations du marché. Cette nouvelle augmentation du prix du gaz intervient alors que les ménages sont déjà confrontés à un contexte économique tendu, marqué par la hausse des autres dépenses énergétiques.
Si cette tendance haussière se poursuit, la question du pouvoir d’achat des ménages face à l’augmentation des coûts de l’énergie risque de devenir une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics. La stabilité des abonnements constitue un point positif pour certains consommateurs, mais cela ne compense pas les hausses régulières du prix du kilowattheure, qui impactent directement le montant final des factures.
Qu’est-ce que c’est l’abonnement ? C’est un prime pour l’administration !