Les tarifs du gaz vont de nouveau augmenter le mois prochain, suivant la tendance observée ces derniers mois. Cette évolution est liée à la hausse des coûts d’approvisionnement, qui se répercute sur les offres indexées au prix repère. Les consommateurs concernés verront leur facture s’alourdir, tandis que ceux bénéficiant d’une offre à prix fixe seront épargnés.
Le prix repère du gaz fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) continue d’augmenter. Cet indicateur, utilisé comme référence pour les offres indexées, affiche des tarifs en hausse pour avril.
Le prix moyen du kilowattheure (KWh) s’élèvera à 0,153 euro pour une utilisation eau chaude et cuisine, et à 0,124 euro pour le chauffage. En comparaison avec mars, ces valeurs étaient respectivement de 0,121 euro et 0,150 euro, confirmant ainsi une tendance à la hausse.
En revanche, le prix de l’abonnement reste stable, avec un tarif de 114,30 euros pour un usage eau chaude et cuisine, et 277,43 euros pour le chauffage, détaille Moneyvox.
Qui sera impacté par cette hausse du prix repère du gaz ?
Tous les consommateurs ne seront pas touchés de la même manière. Ceux qui ont souscrit une offre indexée au prix repère verront leur facture augmenter dès avril. De même, les offres dont le tarif varie en fonction des prix de gros du marché pourraient être réajustées à la hausse.
En revanche, les abonnés ayant opté pour une offre à prix fixe ne seront pas concernés par cette augmentation, leur tarif restant bloqué sur la durée du contrat. Toutefois, cette protection n’est valable que jusqu’à l’échéance du contrat, après quoi une réévaluation des tarifs pourrait s’appliquer.
Des écarts de tarifs selon les territoires
Les prix du gaz varient également en fonction des zones de distribution. Environ 95 % des consommateurs résidentiels sont desservis par GRDF, et leurs factures suivront directement les évolutions du prix repère.
Les 5 % restants, vivant dans des zones gérées par des entreprises locales de distribution (ELD), comme à Strasbourg ou Grenoble, pourraient observer des hausses différentes. Ces écarts s’expliquent par des coûts d’infrastructure et de distribution spécifiques à chaque territoire.
Quel impact sur les factures ?
Pour un foyer consommant 11 000 KWh par an avec un usage chauffage, l’impact de cette hausse est concret. En avril, une facture type pourrait atteindre 146 euros, contre 101 euros un an plus tôt, soit une augmentation de 45 euros par mois.
Face à ces hausses successives, les consommateurs peuvent comparer les offres et envisager des solutions pour réduire leur consommation énergétique et alléger leur facture.









« Toutefois, cette protection n’est valable que jusqu’à l’échéance du contrat, après quoi une réévaluation des tarifs pourrait s’appliquer. » Vous avez raison. Mais il est un autre moyen pour le fournisseur de se rattraper en cours de contrat en chargeant la composante « abonnement ». Celle-ci n’est indexée sur rien, si ce n’est le bon vouloir du fournisseur lui-même (la CRE ne cherche pas à « réguler » ce poste). EDF est un bon exemple de ce comportement prédateur.