Le prix repère du gaz a de nouveau progressé en avril 2025, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Face à une tendance haussière continue, le Médiateur national de l’énergie recommande de s’intéresser aux offres à prix fixe, qui serait plus avantageuses, notamment en cas de prochaines hausses des tarifs.
En ce mois d’avril, la CRE a annoncé une hausse moyenne de 2,27 % du prix repère du gaz par rapport à mars. Depuis la fin des tarifs réglementés en juillet 2023, ces prix repères servent de référence aux consommateurs pour comparer les offres disponibles sur le marché. Mais la hausse observée n’est pas ponctuelle : depuis juin 2023, le prix repère a bondi de 62 %, selon Caroline Keller, directrice de l’information au Médiateur national de l’énergie, qui s’est exprimée auprès de RMC Conso. Une évolution liée à la hausse des cours sur les marchés de gros et au contexte géopolitique international.
Des hausses des prix du gaz qui pourraient se poursuivre
Si les prix pourraient légèrement baisser avec l’arrivée de l’été, la tendance de fond reste à la hausse structurelle, en particulier à l’approche de l’hiver prochain. Selon Caroline Keller, une reprise de la hausse des prix à l’automne est probable. Dans ce contexte, les offres indexées sur le prix repère, bien que répandues, exposent les consommateurs à une variabilité mensuelle de leur facture.
Face à cette instabilité, les offres à prix fixe représentent une solution de plus en plus recommandée. Leur principe est simple : le prix du kWh est bloqué pendant une durée déterminée, généralement 1 ou 2 ans. Contrairement à une idée reçue, ces contrats ne sont pas engageants pour les particuliers, qui peuvent changer d’offre à tout moment, sans frais. Certaines offres fixes, comme celles proposées par Alterna Énergie ou EDF (Avantage Gaz 2 ans), s’avèrent moins chères que le prix repère, notamment pour les usages « cuisson/eau chaude ».
Des précautions à prendre malgré tout
Il convient cependant de rester attentif à la fin du contrat. À l’échéance, le fournisseur est libre de réviser ses tarifs, souvent à la hausse. Le consommateur reçoit un courrier un mois avant, et doit alors comparer les nouvelles offres disponibles pour éviter une facture en forte augmentation. Ce phénomène a déjà été observé en 2022, lorsque certains clients n’avaient pas anticipé la hausse brutale des prix en fin de contrat fixe.
Même les offres à prix fixe ne sont pas entièrement protégées. À partir du 1er août prochain, la TVA sur les abonnements au gaz passera de 5,5 % à 20 %, pour s’aligner sur celle déjà appliquée au kWh. Cette mesure fiscale s’appliquera à tous les contrats, y compris ceux à prix bloqué. Les consommateurs doivent donc tenir compte du prix hors taxe et des futures évolutions réglementaires avant de s’engager.








