Depuis plusieurs mois, un phénomène inquiétant de « freinages fantômes » touche de nombreux automobilistes, mettant en danger la sécurité des passagers. Des voitures récentes sont concernées, avec des systèmes de freinage d’urgence qui se déclenchent sans raison apparente. Joanna Peyrache, à la tête d’un collectif de victimes, exige des réponses et des expertises approfondies.
Le 25 avril dernier, Joanna Peyrache a vécu une expérience traumatisante alors qu’elle circulait sur l’autoroute A40, dans l’Ain. À une vitesse de 110 à 130 km/h, sa voiture a freiné soudainement et de manière violente, sans qu’elle intervienne. L’impact a causé des blessures graves, notamment des entorses aux cervicales et des hématomes. Après cet incident, Joanna a cherché à comprendre la cause du dysfonctionnement de son véhicule, une Peugeot 208, mais a rencontré des difficultés majeures pour obtenir des réponses.
En effet, après avoir contacté son constructeur, elle n’a reçu aucune explication pendant plus de trois mois. C’est alors qu’elle a décidé de lancer un appel à témoignages, récoltant plus de 500 récits similaires en à peine un mois et demi, détaille RMC.
Les freinages fantômes touchent des marques variées
Les victimes de ce phénomène, majoritairement propriétaires de véhicules récents de marques variées, partagent une expérience commune : le système de freinage d’urgence, qui fait partie des dispositifs d’aide à la conduite, se déclenche de manière imprévisible et sans raison apparente. Selon Joanna, ces incidents touchent des véhicules modernes, souvent équipés de systèmes avancés d’assistance au freinage, mais il est difficile de déterminer l’origine exacte de ce dysfonctionnement. Les garages et concessions rencontrent également des difficultés pour diagnostiquer le problème, les outils nécessaires pour détecter ce genre de défaillance étant souvent absents.
Malgré ces obstacles, l’affaire semble enfin prendre une tournure positive. Le ministère des Transports a pris l’affaire en charge, après avoir rencontré Joanna Peyrache. Un enquête a été lancée et des tests seront effectués sur des véhicules similaires à ceux qui ont rencontré ce dysfonctionnement. Toutefois, Joanna demeure sceptique quant à l’efficacité de ces tests, soulignant que prouver un dysfonctionnement sur un véhicule qui n’a pas encore rencontré le problème pourrait s’avérer difficile.
Les victimes réclament de la transparence
Joanna et les autres victimes réclament désormais de la transparence de la part des constructeurs. Elle dénonce le manque de responsabilité de ces derniers, qui minimisent le problème plutôt que de l’admettre ouvertement. Pour elle, l’absence de réponse claire de la part des fabricants montre un déni de la possibilité d’un défaut, alors même que tout système peut rencontrer des défaillances. Joanna demande une action plus ferme de la part du ministère pour obliger les constructeurs à fournir des explications et garantir la sécurité des consommateurs.
Cette situation met en lumière une grave problématique de sécurité automobile, où les consommateurs se retrouvent souvent démunis face à des défaillances techniques qui mettent en péril leur vie. Les victimes de ces « freinages fantômes » se sentent laissées pour compte, et leur appel à la transparence devrait pousser les autorités et les fabricants à prendre leurs responsabilités et à offrir des solutions concrètes pour résoudre ce problème.








