Fraude au compteur Linky : des innocents sont accusés à tort par Enedis, selon l’UFC-Que choisir

Enedis accuse à tort de nombreux consommateurs de fraude au compteur Linky.

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Fraude au compteur Linky : des innocents sont accusés à tort par Enedis, selon l'UFC-Que choisir - Crédit : Adobe Stock | Econostrum.info

Les contrôles anti-fraude du compteur Linky, menés par Enedis, ont pris une tournure inattendue. De nombreux consommateurs innocents se sont retrouvés accusés à tort de fraude et ont reçu des demandes de paiement injustifiées.

Le compteur Linky est un dispositif conçu pour faciliter le prélèvement de la consommation réelle du ménage, qui se fait à distance. Or, depuis sa mise en place, il est sujet à de nombreuses manipulations illicites, auxquelles ont recours certains utilisateurs pour réduire leur facture d’énergie.

Dans le but de lutter contre ces fraudes, Enedis a décidé d’intensifier les contrôles en 2025, en effectuant un total de 30 000 vérifications, contre seulement 12 000 en 2024. Toutefois, cette accélération des contrôles a mené à des erreurs de jugement, pénalisant des consommateurs innocents. Comme le révèle l’UFC-Que Choisir à travers son enquête publiée le 15 septembre, de nombreux foyers ont récemment reçu un courrier d’Enedis intitulé « contrôle du dispositif de comptage ».

Cela est dû à une baisse anormale de consommation, ce qui laisse place au doute à propos d’une manipulation frauduleuse. Pourtant, plusieurs consommateurs, dont le récit a été rapporté par l’UFC-Que Choisir, n’ont pas eu recours à la fraude et possèdent des justificatifs recevables concernant la baisse soudaine de leur consommation.

Des recours difficiles pour les consommateurs accusés à tort de fraude au compteur Linky

Dans son rapport, l’UFC-Que Choisir cite le cas de de Sylvain, un homme âgé de 64 ans, accusé d’avoir trafiqué son compteur Linky en raison d’une panne d’électricité le 28 mai 2021. Car, depuis cette date, la consommation du domicile a anormalement baissé. Selon le sexagénaire, cette baisse est amplement justifiée.

« Le technicien me parle de la période 2021-2023. Mais c’est normal. La maison, qui appartenait à ma mère décédée en 2020, était alors inhabitée. Je ne m’y suis installé que fin 2023. », a-t-il expliqué. Il reçoit, quelque temps plus tard, un second courrier évoquant une autre manipulation non citée auparavant datant du 17 octobre 2023. Le Normand explique qu’il s’est fait poser une pompe à chaleur à cette période-là, ce qui explique la baisse de consommation.

Malgré ses explications, Enedis lui réclame de signer un bordereau rectificatif de ses consommations électriques. Sylvain refuse aussitôt et prend contact avec l’UFC-Que Choisir. « Sur la période octobre 2023-juin 2025, je dois ainsi régler 6 614 kWh, soit un peu plus de 1 000 €, plus les frais d’intervention du technicien, d’environ 500 € », a-t-il indiqué. Enedis ne laisse aucune place au débat, ce qui rend le recours particulièrement difficile pour ces innocents accusés à tort.

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