Les employés qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail ont droit à une réduction d’impôt proportionnelle à la distance de leurs trajets. Concrètement, ces conducteurs peuvent déduire les frais réels de leurs déplacements du montant de leurs revenus. Ces frais sont calculés selon un barème des frais kilométriques, qui demeure inchangé cette année.
Ce barème fait souvent l’objet de revalorisations, dans le but de suivre l’évolution des frais liés à l’utilisation du véhicule. Cependant, en 2025, ce barème n’a subi aucun changement, impactant négativement les conducteurs. Et pour cause, de nombreux frais ont augmenté, notamment la prime d’assurance qui a connu une hausse de 4 % selon le comparateur Assurland, ainsi que le tarif réglementé de l’électricité, augmenté de 9,8 %, ce qui a eu un lourd impact sur les conducteurs de voitures électriques. À cela s’ajoute la hausse des frais d’entretien et de réparation.
Par conséquent, en l’absence d’une revalorisation du barème kilométrique, les conducteurs font face à un manque à gagner. Pour rappel, celui-ci permet aux salariés de profiter d’une déduction forfaitaire automatique de 10 % sur les frais de transport, dans une limite de 80 km par jour. Le montant déduit dépend aussi du modèle de véhicule, du type de motorisation.
La somme économisée grâce à la revalorisation du barème des frais kilométriques
Pour rappel, le barème des frais kilométriques avait subi des revalorisations entre 2022 et 2024 pour suivre l’inflation et compte tenu de la hausse importante des prix du carburant. En 2024, la revalorisation a été gelée, au grand regret des conducteurs. Bercy justifie cette décision par la baisse de 4 % du carburant en 2024, qui n’est cependant pas suffisante étant donné la hausse des différents autres frais liés à l’utilisation des véhicules.
Pour estimer le manque à gagner dont ont été privés les salariés en raison de l’absence de revalorisation, Capital a établi un nouveau barème avec une augmentation au taux de l’inflation, soit de 1,8 %. Nos confrères citent l’exemple d’un salarié célibataire de 35 ans, qui roule 4 000 km par an avec son véhicule doté d’un moteur thermique de 4 chevaux. Cet employé profite cette année d’une déduction de 2 424 euros sur ses revenus.
Si une revalorisation de 1,8 % avait été appliquée, le montant à déduire augmente à 2 468 euros, ce qui représente 44 euros supplémentaires à gagner. Concrètement, si le barème avait été augmenté, il aurait pu économiser entre 5 et 20 euros, selon sa tranche marginale d’imposition.








