Intervention du FMI en France : Pierre Moscovici clos le débat

Le président de la cour des comptes a clos le débat sur une possible intervention du FMI en France en balayant d’un revers de la main cette option.

Publié le
Lecture : 2 min
FMI
Intervention du FMI en France : Pierre Moscovici clos le débat Crédit : JOEL SAGET/AFP | Econostrum.info

Le FMI n’interviendra pas en France, affirme le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, qui s’est exprimé le dimanche 31 août 2025 sur LCI sur l’état des finances publiques françaises. Il a déclaré que la situation était « entre préoccupante et grave ». Selon lui, la trajectoire budgétaire actuelle de la France nécessite une attention accrue.

Pierre Moscovici a rappelé que le déficit public pour 2024 a atteint 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), alors que la dette publique dépasse désormais 110 % du PIB. Ces chiffres placent la France parmi les pays de la zone euro ayant les déséquilibres les plus marqués. Le premier président de la Cour des comptes estime que la correction de ces déséquilibres doit être réalisée dans le respect des engagements européens.

Il a précisé que « nous devons avoir une loi de programmation des finances publiques qui fixe une trajectoire crédible de redressement » et que cette démarche doit être soutenue par une volonté politique affirmée.

Clarification sur le rôle du Fonds monétaire international (FMI) 

Dans le même entretien, Pierre Moscovici a tenu à écarter l’information selon laquelle le Fonds monétaire international (FMI) interviendrait directement auprès de la France. Il a affirmé que « le FMI ne viendra pas à Paris », rappelant que l’institution financière internationale ne joue pas ce rôle pour un pays membre de la zone euro.

Il a souligné que le contrôle et la surveillance de la trajectoire budgétaire française relèvent de la Commission européenne et du Conseil de l’Union européenne dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance. Les discussions sur la dette et le déficit s’inscrivent dans ce cadre institutionnel et non dans celui d’une intervention du FMI.

Pierre Moscovici a insisté sur le fait que la France devait se concentrer sur ses propres décisions politiques et budgétaires. « Nous devons être capables de nous redresser nous-mêmes », a-t-il déclaré.

Un appel à la responsabilité budgétaire

Le premier président de la Cour des comptes a expliqué que la situation des finances publiques impose une gestion rigoureuse des dépenses et une meilleure maîtrise des recettes. Selon lui, les marges de manœuvre existent mais nécessitent des choix politiques clairs.

Il a rappelé que la Cour des comptes publiera prochainement de nouvelles recommandations destinées à orienter le gouvernement et le Parlement dans leurs décisions. Ces recommandations s’inscriront dans le cadre du suivi annuel des comptes publics.

Pierre Moscovici a conclu en affirmant que « la France dispose des moyens de se redresser si elle se donne les outils et la discipline nécessaires », réaffirmant ainsi le rôle de la Cour des comptes comme instance d’évaluation et de proposition.

Laisser un commentaire

Partages