Alors que l’automne s’installe, le prix du fioul domestique continue de progresser, suscitant des interrogations parmi les consommateurs. La tendance, observée depuis plusieurs jours, reflète des tensions sur les marchés énergétiques.
Les tarifs du fioul domestique poursuivent leur progression ce dimanche 26 octobre, dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les marchés de l’énergie. Selon les données relevées ce matin, Prixdufioul affiche 1 102 euros pour 1 000 litres, soit 13 euros de plus que la veille. Sur Fioulmarket, le prix reste stable à 1 114 euros, inchangé par rapport à samedi. Du côté de Fioulreduc, la moyenne nationale atteint 1 088 euros, soit une hausse de 3 euros en 24 heures.
La flambée des prix inquiète les consommateurs
Ces derniers jours, les foyers utilisant le fioul comme source de chauffage voient leurs factures grimper. Cette envolée des prix s’explique principalement par la hausse du pétrole brut, en lien avec les sanctions économiques décidées par Washington contre les exportations russes. La réduction de l’offre mondiale qui en découle provoque une tension immédiate sur les cours, répercutée directement sur les carburants et produits dérivés, dont le fioul domestique.
Mais une évolution plus modérée semble se dessiner depuis samedi. Les cours internationaux du pétrole amorcent une phase de stabilisation, ce qui pourrait ralentir la dynamique haussière sur les prix à la consommation. D’après les chiffres publiés par Prixdubaril, le Brent, utilisé comme référence en Europe, se négocie actuellement à 65,94 dollars le baril. Le WTI, indicateur nord-américain, est lui coté à 61,50 dollars. Cette accalmie, si elle se confirme, pourrait atténuer les hausses à court terme en France.
De fortes disparités selon les régions
Les tarifs du fioul varient sensiblement d’un territoire à l’autre, en fonction notamment de la logistique, du niveau de concurrence locale et des coûts d’acheminement. D’après les données de Fioulreduc, la Franche-Comté affiche actuellement les prix les plus bas, avec 1 039 euros les 1 000 litres. La Bretagne suit avec un tarif moyen de 1 071 euros, tandis que l’Île-de-France, pourtant bien desservie, atteint 1 079 euros.
Certaines régions du centre et de l’est du pays enregistrent des niveaux plus élevés. Le Limousin culmine à 1 120 euros, suivi de près par la Lorraine à 1 110 euros et la Champagne-Ardenne à 1 109 euros. Ces écarts s’expliquent par l’éloignement des zones de stockage, une demande plus marquée, ou encore la densité plus faible du réseau de distribution dans certaines zones.









