Ce jeudi 4 septembre, les prix du fioul domestique en France sont en légère hausse, dans un contexte où les marchés pétroliers mondiaux connaissent eux-mêmes des mouvements contrastés. Malgré la hausse, la tendance à la stabilité semble se maintenir, même si les écarts d’une plateforme à l’autre ou d’une région à l’autre restent significatifs.
Sur le plan national, les tarifs observés ce matin se situent dans une fourchette comprise entre 1 081 et 1 106 euros pour 1 000 litres. Fioulmoinscher affiche un prix moyen de 1 083 euros, tandis que ClicAndFioul propose 1 081 euros pour la même quantité, soit une baisse de 33 euros par rapport à la moyenne nationale. De son côté, Fioulmarket indique un tarif de 1 106 euros, en progression d’une quinzaine d’euros par rapport à la veille. Enfin, Fioureduc propose les 1000 litres de fioul à 1087 euros, soit une hausse de cinq euros par rapport à la veille. Ces différences reflètent globalement les coûts logistiques, les modes d’approvisionnement et les choix commerciaux propres à chaque opérateur.
Les prix du fioul domestique selon les régions
En Île-de-France, le prix du fioul est annoncé à 1 079 euros les 1 000 litres, soit un euro de plus qu’hier, selon la plateforme Fioulreduc. D’autres régions se distinguent par des écarts marqués : la Bourgogne-Franche-Comté affiche l’un des niveaux les plus bas avec environ 1 039 euros, tandis que le Limousin se situe dans le haut du tableau avec un tarif de 1 127 euros. Cette disparité de près de 90 euros entre les régions illustre le rôle déterminant joué par la distance aux dépôts pétroliers, le coût du transport et la demande locale.
En parallèle, le marché pétrolier mondial continue d’influencer ces variations. Si les données de clôture du 3 septembre faisaient état d’une légère hausse, avec un Brent à 69,14 dollars le baril et un WTI à 65,44 dollars, les premières tendances de ce jeudi marquent un repli. Les analystes évoquent un climat marqué par la crainte d’un excédent d’offre, susceptible de peser sur les cours à court terme.
Pour les ménages qui utilisent le fioul comme énergie de chauffage, la situation actuelle peut sembler relativement favorable. Les prix, sans être au plus bas, restent contenus par rapport aux pics enregistrés l’an dernier. Toutefois, la prudence demeure de mise : la volatilité des cours du pétrole et les différences régionales imposent une vigilance constante. Anticiper ses besoins, surveiller régulièrement l’évolution des prix et profiter des périodes d’accalmie peuvent permettre de mieux maîtriser son budget à l’approche de l’hiver.








