Ce vendredi 5 septembre, les prix du fioul domestique enregistrent une nouvelle hausse modérée. Si la tendance générale demeure relativement stable, les écarts entre distributeurs et régions rappellent combien il est essentiel de comparer les offres avant de commander.
Selon les plateformes, les écarts atteignent parfois une vingtaine d’euros. Sur Fioulmoinscher le prix pour 1000 litres passe de 1 083 à 1 087 euros en 24 heures. La même tendance à la hausse est constatée sur ClicAndFioul, puisque le prix a augmenté de 1 081 euros à 1 084 ce vendredi matin. En revanche, sur Fioulmarket le tarif a baissé de 17 euros pour une commande de 1000 litres, affichant 1 098 euros. Enfin, Fioulreduc propose 1 090 euros pour la même quantité, soit 3 euros de plus par rapport à jeudi.
Ces variations reflètent à la fois les coûts logistiques, la proximité des dépôts pétroliers, mais aussi les politiques tarifaires propres à chaque acteur du marché. Pour les consommateurs, ces écarts peuvent représenter plusieurs dizaines d’euros sur une commande standard, renforçant l’intérêt de comparer régulièrement les plateformes.
Le Limousin affiche le tarif le plus élevé
Au-delà des différences entre distributeurs, les disparités régionales demeurent marquées. En Île-de-France, le prix affiché ce matin par Fioulreduc est de 1 080 euros. Un chiffre quasiment stable par rapport à la veille. La Franche-Comté conserve l’un des niveaux les plus bas avec un tarif moyen d’environ 1 039 euros pour 1 000 litres. À l’inverse, le Limousin se situe toujours dans le haut du tableau avec 1 129 euros.
Ces écarts s’expliquent notamment par la distance aux dépôts pétroliers, le coût du transport et la demande locale. Ils montrent également que, même dans un contexte de relative stabilité nationale, la facture des ménages peut fortement varier en fonction de leur lieu de résidence.
Le repli du pétrole annonce-t-il une nouvelle baisse des prix du fioul ?
En toile de fond, les marchés pétroliers mondiaux influencent directement les prix du fioul. Après une progression constatée en milieu de semaine, le Brent s’est replié à 66,82 dollars le baril et le WTI à 63,26 dollars, sous l’effet des craintes d’un excédent d’offre, selon Prixdubaril. Ce climat d’incertitude maintient une forte volatilité, avec des fluctuations possibles à court terme.
Pour les ménages chauffés au fioul, la situation actuelle reste toutefois relativement favorable par rapport aux niveaux record enregistrés l’an dernier. Mais la prudence s’impose : surveiller régulièrement l’évolution des prix et anticiper ses besoins reste la meilleure stratégie pour maîtriser son budget, à l’approche d’un hiver qui pourrait réserver de nouvelles surprises








