Le marché du fioul domestique demeure incertain en France. Les prix fluctuent beaucoup ces derniers jours. Ce jeudi 2 avril, ils confirment la tendance baissière de la veille. Il faut dire qu’avec le retour du froid et les tensions continues sur les marchés pétroliers, l’équilibre reste précaire.
Ainsi, de nouveaux ajustements tarifaires pourraient survenir dans les prochains jours. Ce jeudi, les prix du fioul domestique restent contrastés selon les plateformes spécialisées. Sur Fioulmoinscher, le tarif pour 1 000 litres de fioul ordinaire s’élève à 1 783 euros, soit une hausse de 1 euro par rapport à la veille. Du côté de Fioulmarket, le prix atteint 1 807 euros pour 1 000 litres, en recul de 18 euros par rapport à la journée précédente. Enfin, selon les données publiées par Prixfioul, le tarif moyen pour 1 000 litres est estimé à 1 779 euros, ce qui représente une baisse de 12 euros en seulement 24 heures pour une commande équivalente.
Les régions avec les prix du fioul les plus bas
Les prix les plus compétitifs se trouvent dans le nord et le centre de la France. La haute Normandie un tarif de 1 741 euros pour 1 000 litres suivie de la Basse Normandie avec un tarif de 1 743 euros pour 1 000 litres, et du Nord-Pas-de-Calais à 1 744 euros.
À l’inverse, certaines régions voient leurs prix du fioul atteindre des sommets. L’Aquitaine enregistre un tarif de 1 840 euros pour 1 000 litres ce jeudi 2 avril, suivie par le Limousin à 1 8037 euros et la Bourgogne à 1 830 euros pour la même quantité, indique Fioulreduc. Les prix peuvent donc fortement fluctuer d’une région à l’autre, créant des disparités importantes pour les consommateurs.

Nouvelle hausse des prix du pétrole
Après l’allocution de Donald Trump sur la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole ont fortement augmenté. Le Brent de la mer du Nord a grimpé de plus de 4%, atteignant 107 dollars tandis que le WTI est à 106 dollars selon le site spécialisé Prixdubaril . Avant cette prise de parole, les prix étaient orientés à la baisse.
Les déclarations du président américain, promettant des frappes « extrêmement dures » contre l’Iran, ont ravivé les craintes de tensions prolongées dans la région, affectant ainsi le marché mondial du pétrole. Dans ce climat incertain, toute stabilisation durable des prix apparaît difficile à anticiper.








