Dans le contexte géopolitique actuel, la France cherche des solutions pour financer son secteur de la défense. En octobre 2025, un nouveau fonds de défense a été lancé pour soutenir l’armement et les industries liées à la défense.
Dans ce cadre, le gouvernement a envisagé de mobiliser une partie de l’épargne des Français pour financer ce fonds, bien que certaines formes de comptes ne soient pas directement impliquées. Le gouvernement a proposé la création d’un fonds de capital-investissement, baptisé « Bpifrance Défense », piloté par la banque publique d’investissement Bpifrance. L’objectif est de collecter 450 millions d’euros grâce aux investissements des particuliers dans des entreprises du secteur de l’armement.
Ce placement, accessible à partir de 500 euros, permettra aux investisseurs de devenir indirectement actionnaires de ces entreprises. Cependant, les fonds seront bloqués pour une période d’au moins cinq ans, et le rendement n’est pas garanti. Eric Lombard, ancien ministre de l’Économie, a précisé que ces investissements sont risqués et que les fonds ne sont pas protégés par l’État.

En parallèle, l’État réfléchit à des moyens d’inciter les Français à investir dans l’armement du pays en orientant une partie de l’épargne nationale. Le secteur de l’assurance-vie, qui représente environ 2 000 milliards d’euros en France, est l’un des axes privilégiés. Le directeur général adjoint de Tikehau Capital, Henri Marcoux, a suggéré la possibilité de créer un support d’investissement dédié au financement de l’industrie de l’armement, en partenariat avec des institutions comme Société Générale Assurances.
Utilisation indirecte de l’épargne pour financer la défense
Bien que le Livret A ne soit pas directement destiné à financer des dépenses militaires, il pourrait être mobilisé pour des projets liés à la défense, comme la construction d’infrastructures logistiques ou des casernes. De même, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) pourrait être utilisé dans un cadre similaire. Ces comptes sont principalement destinés à financer des initiatives écologiques et sociales, mais dans des cas exceptionnels, ils pourraient être utilisés pour soutenir des investissements d’infrastructure relatifs à la défense.
Cette volonté d’utiliser l’épargne des Français pour financer le secteur de la défense reflète la prise de conscience croissante des enjeux géopolitiques actuels. Le marché boursier a déjà montré un intérêt accru pour les entreprises du secteur de la défense, avec des entreprises telles que Thales, Safran, et Dassault Aviation qui ont vu leurs actions augmenter de manière significative, notamment depuis le début de l’année.








