Vers la fin du salaire mensuel ? Une majorité de salariés dit oui

De plus en plus de français souhaitent recevoir des acomptes sur leur salaire, selon un sondage.

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Vers la fin du salaire mensuel ? Une majorité de salariés dit oui- Crédit : Canva | Econostrum.info

Recevoir son salaire en un seul versement à la fin du mois ne convient pas à tous les salariés français, selon le dernier sondage d’Opinionway, réalisé pour le compte de Stairwage, la solution de versement de salaire à tout moment. D’après les avis des salariés, beaucoup préfèrent percevoir leur rémunération fractionnée durant le mois.

Au cours de ces dernières années, sous l’effet de l’inflation et de la baisse du pouvoir d’achat, de plus en plus de Français sont contraints de demander un acompte sur salaire pour assurer leurs dépenses avant la fin du mois. En raison de cette tendance, de nombreuses applications ont vu le jour, telles que Stairwage, NessPay ou encore Spayr, qui assurent un virement instantané de ces coupures de salaire.

Les parlementaires se sont également penchés sur le sujet, souhaitant apporter plus de souplesse aux règles des versements d’acompte. Parmi eux, le député Ensemble de Paris, Jean Laussucq, qui prévoit de déposer une proposition de loi visant à permettre aux salariés de retirer une ou plusieurs parties de leurs rémunérations au cours du mois. « C’est un sujet que j’ai découvert durant la dernière campagne des législatives. Il y a une grande attente en matière de flexibilité autour de la rémunération, en particulier chez les jeunes générations », a-t-il expliqué, comme le relaye Le Parisien.

Les jeunes actifs sont des adeptes des acomptes sur salaire

Dans le détail, 63% des sondés ont affirmé vouloir ajuster les règles de déblocage de salaire, de manière à leur permettre d’en retirer une partie plusieurs fois durant le mois. Un taux qui atteint 75% chez les salariés âgés de moins de 35 ans. « C’est un plébiscite des salariés pour ce type de solution car ils ont besoin de souplesse financière. C’est une évolution sociale majeure », assure Yann Le Floch, le fondateur de Stairwage au Parisien.

On note, d’autre part, que les actifs de l’ancienne génération sont moins enclins à réclamer des acomptes. « L’acompte sur salaire est un droit mais il est aujourd’hui sous-employé », assure Jean Laussucq. Pourtant, cette solution permet d’éviter les découverts bancaires et offre plus de flexibilité.

Vers la mise en place d’une rémunération hebdomadaire ?

Le député des Côtes-d’Armor, Corentin Le Fur, avait proposé, en octobre 2024, la mise en place de dates précises durant lesquelles les employés peuvent réclamer un acompte. Il s’agit du 7, 17, 21 du mois, ce qui se traduirait par la mise en place d’une rémunération hebdomadaire. Selon la proposition de loi, le salarié n’est pas tenu de présenter un justificatif pour profiter de ces avances sur salaire. Toutefois, l’instauration de ce mode de rémunération doit se faire « à l’initiative de l’employeur et sur accord écrit des deux parties, lors de la signature du contrat de travail ou par avenant au contrat, sur une base bimensuelle », avait-il expliqué, rapporte Le Parisien.

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