Des millions de Plans d’Épargne Logement (PEL) vont être automatiquement clôturés à partir de 2026, une réforme qui touche de nombreux Français. Si vous détenez un PEL ouvert après 2011, votre compte pourrait bientôt disparaître. Ce changement pourrait bouleverser votre épargne, et il est important de savoir si vous êtes concerné.
En 2024, il y avait environ 9,05 millions de PEL en circulation, représentant un total de 222,3 milliards d’euros. Ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente, où on comptait 9,94 millions de PEL. La réforme, prévue depuis le projet de loi de finances 2011, prévoit la fermeture progressive des PEL ouverts après cette date. En effet, à partir de 2026, les PEL de plus de 15 ans seront fermés, à l’exception de ceux souscrits avant 2011, rappelle la Banque de France.
Entre 2026 et 2030, environ 36 % des PEL seront donc fermés automatiquement, soit près de 93 milliards d’euros d’encours. Cela représente 75 % des plans d’épargne logement contractés par les Français et 62 % de l’argent déposé sur ces comptes. Cette réforme touche principalement ceux qui ont souscrit leur PEL après 2011, et les détenteurs de ces comptes verront leur produit fermé sans possibilité de maintien.
Pourquoi cette réforme ?
L’objectif de cette mesure est de réaligner le PEL avec sa vocation initiale, à savoir faciliter l’acquisition d’un logement principal. Au fil des années, le PEL a évolué et est devenu un produit d’épargne, ce qui a dénaturé sa fonction originelle. En raison de taux d’intérêt plus attractifs dans le passé, certains détenteurs de PEL bénéficient de taux de placement élevés, mais des taux non compétitifs pour les prêts immobiliers, ce qui a réduit l’impact du PEL sur le financement des résidences principales.
La Banque de France explique que la fermeture de ces comptes vise à favoriser la circulation de l’épargne et à éviter l’accumulation de plans passifs. En transformant ces PEL en livrets bancaires ordinaires, la mesure cherche à rétablir un équilibre en assurant que les épargnants aient des produits d’épargne plus adaptés à leurs besoins actuels, tout en réduisant l’inefficacité du PEL pour son but initial.
Que se passera-t-il après la fermeture des PEL ?
Une fois fermés, les PEL seront convertis en livrets bancaires ordinaires, comme le Livret A ou le Livret d’épargne populaire (LEP), et la rémunération sera alors fixée par l’établissement bancaire. Bien que cette transition ne soit pas nécessairement défavorable, elle pourrait décevoir certains épargnants qui profitaient de taux plus avantageux dans le cadre du PEL.
Les épargnants ayant vu leur PEL clôturé auront également la possibilité de rouvrir un nouveau PEL, mais sous les conditions en vigueur à la date d’ouverture, y compris des plafonds et des taux d’intérêt ajustés. Ainsi, si la fermeture d’un PEL ne concerne pas les comptes ouverts avant 2011, ceux ayant été ouverts après cette date devront se préparer à cette évolution dans les années à venir.









Encore une arnaque à l’épargne. On met en œuvre avec délai (mais finalement rétroactivement) une loi de 2011 Fermer les PEL (trop?) rentables et les reverser sur les livrets A. Simultanément, baisser le rendement desdits livrets A. C’est astucieux.
Il y avait une autre solution: faire en sorte que les taux d’emprunt pour acquisition de logement soient compétitifs. Mais là on aurait enrichi les pauvres, ce qui est inconcevable.