Fermeture de l’usine Michelin de Vannes : suppression de 299 postes

La fermeture anticipée de l’usine Michelin à Vannes, prévue en septembre 2025, entraînera la suppression de 299 emplois.

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Un employé du groupe Michelin portant un pneu
Fermeture de l'usine Michelin de Vannes : suppression de 299 postes | Econostrum.info

L’usine Michelin de Vannes, spécialisée dans la production de pneus pour camions et camionnettes, fermera ses portes en septembre 2025, soit deux mois plus tôt que prévu. Cette annonce s’inscrit dans un plan de restructuration plus large du groupe, qui inclut également la fermeture de l’usine de Cholet en 2026. Au total, ce sont 1 300 postes qui seront supprimés en France, dont 299 à Vannes.

Initialement prévue pour novembre 2025, la fermeture du site de Vannes a été avancée en raison de l’effondrement des ventes de pneus pour poids lourds et de la concurrence croissante des fabricants asiatiques. Selon la direction de Michelin, les 299 salariés du site commenceront progressivement à quitter l’entreprise, en bénéficiant d’un congé de reclassement pouvant aller jusqu’à 24 mois.

Le site de Cholet, où travaillent 955 employés, fermera quant à lui en début d’année 2026. Le groupe Michelin affirme vouloir accompagner chaque salarié jusqu’à ce qu’il retrouve un CDI avec période d’essai validée, une promesse formulée par Alain Robbe, directeur des relations sociales de l’entreprise.

Une fermeture qui inquiète les syndicats pour son impact sur l’économie locale

La fermeture de l’usine représente un coup dur pour l’économie locale. À Vannes, l’industrie ne représente qu’une faible part du marché de l’emploi, et les opportunités de reconversion rapide restent limitées pour les travailleurs concernés. Les syndicats expriment leur inquiétude face à la difficulté pour certains salariés, notamment les plus âgés, de retrouver un poste équivalent dans la région.

Si Michelin s’engage à proposer des formations et des dispositifs de reclassement, la réalité du marché local pose question. Certains employés pourraient être contraints de changer de secteur d’activité ou de déménager pour retrouver un emploi stable.

Une décision due à la pression que subit le secteur pneumatique

La décision de Michelin s’inscrit dans un contexte plus large de restructuration du secteur industriel en France. Le marché du pneumatique, autrefois dominé par des géants européens, est aujourd’hui fortement impacté par la concurrence asiatique et la transition vers des véhicules plus durables.

Depuis plusieurs années, l’entreprise cherche à réorienter ses activités vers des segments plus rentables, notamment en développant des solutions innovantes pour les pneus à faible consommation d’énergie, comme l’explique . Ce repositionnement stratégique se fait toutefois au détriment de l’emploi, avec plusieurs fermetures d’usines annoncées ces dernières années.

Un avenir incertain pour les salariés du groupe Michelin

Alors que Michelin promet un accompagnement individualisé, la réalité des licenciements inquiète. Si certains salariés pourront être reclassés au sein du groupe, d’autres devront retrouver un emploi dans un secteur en mutation, où les besoins et compétences évoluent rapidement. Pour rappel, en décembre, le directeur des relations sociales de Michelin France, Alain Robbe, avait rassuré les salariés lors d’un entretien avec le Figaro. « On s’engage à accompagner chaque salarié sans limitation de durée jusqu’à ce qu’il ait un CDI, période d’essai validée », avait-il assuré.

Les prochaines semaines seront cruciales pour définir les modalités précises du plan d’accompagnement social, qui déterminera l’impact réel de ces suppressions de postes sur les salariés et le territoire.

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