La facture de gaz des Français a connu une hausse importante au cours de la dernière décennie. D’après les chiffres de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et les calculs de Selectra, celle-ci a été multipliée par deux durant les dix dernières années.
Sur la période entre 2016 et 2025, la facture annuelle moyenne d’un foyer chauffé au gaz est passée de 747 euros à 1 511 euros. Une hausse de 102%, soit un doublement des coûts de cette énergie. On constate, d’ailleurs, que cette augmentation a atteint les 123% lors du pic historique constaté en avril 2025, réévaluant la facture annuelle à 1 668 euros.Cet écart important entre 2016 et 2025 s’explique par l’instabilité géopolitique de la France, sachant que le pays importe 99% du gaz proposé aux clients.
Par conséquent, les événements tels que la guerre en Ukraine ou encore la pandémie du Covid-19 ont mené à la hausse de la molécule de gaz, induisant ainsi une augmentation des coûts de vente aux consommateurs. Alors que le prix de cette molécule était de 284 euros en 2016, il a subi une augmentation de 134% au cours des neuf dernières années, atteignant un montant de 665 euros en 2025 sur la facture annuelle d’un foyer chauffé au gaz.
Le bouclier tarifaire a permis de limiter temporairement la hausse du prix du gaz
Après la hausse du prix du gaz constatée lors de la guerre en Ukraine et du Covid-19, le gouvernement français a décidé de mettre en place le bouclier tarifaire. Ce dispositif permettait de limiter la hausse des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, afin de protéger les consommateurs contre les flambées.
Dans un premier temps, l’État avait appliqué un gel sur les prix du gaz, avant de passer, par la suite, à un plafonnement. Ainsi, au lieu de la hausse de 110% prévue en 2022, le prix du gaz a finalement augmenté de 26% seulement, comme le rapporte Selectra. Or, après la fin du bouclier tarifaire, la fiscalité sur le gaz a augmenté de manière significative, atteignant une hausse de 155% en 9 ans.
L’accise est donc passée de 8,37 euros à 16,37 euros par MWh, tandis que le coût de l’acheminement a augmenté de 27,5% en juillet 2024, puis de 6,1% en juillet 2025. Selon le rapport de la CRE, le coût de l’acheminement risque de continuer à connaître des hausses inévitables, et ce, même avec une baisse de 50% de la consommation d’ici 2050.








