L’État encaisse 1 milliard grâce à EDF : une solidité confirmée avec 8 milliards d’euros de bénéfices en 2025

EDF confirme sa solidité financière en 2025 malgré la fin de l’euphorie des prix de l’électricité.

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L’État encaisse 1 milliard grâce à EDF : une solidité confirmée - Crédit : AFP | Econostrum.info

Le groupe Électricité de France (EDF) a publié, ce 20 février, ses résultats financiers pour l’exercice 2025, confirmant sa robustesse malgré un contexte moins favorable que l’année précédente. Le bénéfice net s’établit à 8,4 milliards d’euros, en recul par rapport à 2024 mais suffisamment élevé pour permettre le versement d’un dividende d’un milliard d’euros à l’État français. 

Cette performance survient alors que les prix de l’électricité sur les marchés européens ont fortement diminué. L’ère des prix spot exceptionnels est révolue, ce qui a pesé sur la rentabilité d’EDF. L’EBITDA, indicateur clé des performances opérationnelles, est passé de 36,5 milliards d’euros en 2024 à 29,3 milliards en 2025. Malgré cette contraction, EDF repose sur des bases solides, tant sur le plan industriel que financier.

Un cœur industriel fort, porté par le nucléaire

La production nucléaire française est le principal moteur de cette stabilité. Avec 373 TWh produits en 2025, un niveau inédit depuis six ans, EDF compense largement la baisse des prix.  Cette performance industrielle reflète l’efficacité de la maintenance et de la maîtrise des arrêts de tranche, tandis que le nouveau réacteur EPR de Flamanville 3 atteint désormais 100 % de sa puissance.

Le PDG Bernard Fontana a souligné : « Sûreté, sécurité, santé sont les priorités du Groupe, afin de fournir à nos clients une électricité compétitive, souveraine et bas carbone. L’année 2025 a été marquée par des résultats opérationnels et financiers solides  ». 

L’État encaisse 1 milliard grâce à EDF : une solidité confirmée avec 8 milliards d'euros de bénéfices en 2025Pin

Cette capacité de production garantit des revenus stables et permet à EDF de continuer à réduire son endettement, désormais à 51,5 milliards d’euros, soit près de 2,9 milliards de moins qu’en 2024. 

EDF face au défi des 72,8 milliards d’euros pour le nucléraire français 

EDF doit néanmoins faire face à de grands investissements futurs, notamment le programme nucléaire français EPR2, dont le coût prévisionnel atteint 72,8 milliards d’euros (valeur 2020). Ce programme vise à renouveler le parc nucléaire et à sécuriser l’approvisionnement électrique, mais exige une capacité de financement solide sur le long terme.

À l’international, le chantier britannique Hinkley Point C reste problématique. EDF a dû revoir ses coûts à 35 milliards de livres sterling, et le démarrage du premier réacteur est repoussé à 2030. Malgré ces difficultés, le groupe met en avant le savoir-faire acquis sur Hinkley Point C, qui bénéficiera aux projets futurs comme Sizewell C et au programme français.

En 2025, EDF a donc su maintenir des résultats financiers solides malgré la normalisation des prix de l’électricité. Sa production nucléaire élevée, la réduction de sa dette et le versement d’un dividende à l’État témoignent de sa résilience. Cependant, les investissements massifs à venir restent un défi majeur, conditionnant la capacité du groupe à poursuivre sa trajectoire de croissance et à sécuriser la transition énergétique française.

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