Epargne : voici la somme à 4 chiffres mise de côté par les Français en 2026

Combien épargnent les Français en 2026 ?

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Epargne : voici la somme à 4 chiffres mise de côté par les Français en 2026 - Crédit : Canva | Econostrum.info

En 2026, l’épargne des ménages français continue d’atteindre des niveaux records. Selon la fintech Green‑Got, la moyenne nationale d’épargne annuelle est de 5 650 euros, soit environ 213 euros par mois. Quant au patrimoine financier des ménages, il a atteint 6 477,6 milliards d’euros, un nouveau record historique, confirmant que l’épargne reste avant tout un reflexe de précaution.

Deux tiers des Français épargnants versent leur argent régulièrement, et 77 % ont automatisé leurs dépôts. Par ailleurs, 18 % des ménages déposent plus de 500 euros par mois. Cette régularité s’accompagne d’une ancienneté moyenne des comptes d’épargne de 17 mois.

Dans certaines régions, elle est encore plus élevée : 24 mois dans les DOM-TOM, 22 mois dans le Centre-Val de Loire, et 21 mois en Bourgogne-Franche-Comté. Comme l’explique Andréa Ganovelli, directeur lénéral de Green‑Got, « les données montrent une France capable d’épargner régulièrement, mais avec des dynamiques très différentes selon les territoires ».

Cette discipline financière s’accompagne d’un recours massif aux outils numériques, particulièrement en zones urbaines, qui favorisent la régularité des versements et la visibilité sur le patrimoine accumulé. Ces pratiques expliquent en partie pourquoi certains territoires affichent des niveaux d’épargne très supérieurs à la moyenne nationale.

De fortes différences selon les régions et les zones urbaines

Si la moyenne nationale est élevée, elle masque des disparités importantes selon les régions et le type de territoire. L’Île-de-France se place largement en tête, avec une épargne moyenne annuelle de 7 500 euros. Elle est suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes (6 800 euros) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) (5 500 euros). À l’inverse, les régions les moins épargnantes sont le Centre-Val de Loire (4 200 euros), la Bourgogne-Franche-Comté (4 300 euros) et la Normandie (4 600 euros). Entre certaines régions, l’écart atteint près de 80 %, ce qui montre une concentration de l’épargne dans les grandes régions urbaines.

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Les écarts sont encore plus marqués entre les zones urbaines et rurales. Dans les grandes métropoles, l’épargne moyenne annuelle est de 7 173 euros (267 euros/mois), alors qu’elle tombe à 4 155 euros (151 euros/mois) en zones rurales, soit plus de 70 % de différence. Les facteurs derrière ces écarts sont multiples : revenus plus élevés, usage d’outils numériques, versements réguliers et habitudes financières plus disciplinées.

L’impact de la saisonnalité sur l’épargne

La saisonnalité des versements varie également selon les territoires. En Île-de-France et en Occitanie, les versements sont plus nombreux en janvier, grâce aux primes de fin d’année, tandis qu’en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en PACA, ils sont plus fréquents en avril et en juin, en lien avec l’intéressement et la participation. Cette variation régionale montre que l’épargne dépend non seulement des revenus et de la discipline, mais aussi de facteurs conjoncturels et saisonniers.

Ces écarts se reflètent également dans la répartition de l’épargne totale par région. Rien qu’en Île-de-France, l’épargne représente 1 950 milliards d’euros, soit 1 000 milliard de plus qu’en Auvergne-Rhône-Alpes et près de 1 500 milliards de plus qu’en PACA. Les grandes métropoles et certaines régions concentrent donc presque la moitié de l’épargne nationale, tandis que la ruralité et certaines zones plus modestes restent nettement en retrait.

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