Depuis le 1er janvier 2026, le taux des cotisations sociales sur les gains réalisés dans le cadre d’un Plan d’épargne en actions (PEA) est passé de 17,2% à 18,6%. Cette augmentation impacte directement les investisseurs en bourse, car elle s’applique sur l’ensemble des plus-values réalisées, y compris celles générées avant 2026, dès qu’un retrait est effectué.
Ainsi, même si des gains avaient été réalisés il y a plusieurs années, la hausse des cotisations sociales est désormais rétroactive et est appliquée sur l’intégralité des plus-values, ce qui peut augmenter significativement le coût pour les détenteurs de PEA. Prenons un exemple concret : un investisseur ayant placé 5 000 euros sur un PEA en 2020, avec une performance de 61% à la fin de 2025, aurait réalisé une plus-value de 3 052 euros.
Avant la hausse des cotisations, il aurait payé 524,94 euros de prélèvements sociaux. Depuis le 1er janvier 2026, cette même opération entraînera un prélèvement de 567,67 euros, soit une augmentation de 42,73 euros. Cette hausse de 8,1% peut sembler modeste sur des gains moyens, mais pour des investissements plus conséquents, l’écart devient nettement plus significatif.

L’impact de la réforme sur l’épargne et les investissements à long terme
Cette hausse rétroactive des cotisations sociales affecte particulièrement les détenteurs de PEA de longue date. En effet, pour les plus-values réalisées avant la réforme, la taxation sera appliquée au taux de 18,6% plutôt qu’au taux historique de 17,2%. Ce changement, bien que prévu, est perçu par de nombreux investisseurs comme injuste, car il impacte des gains réalisés sur une période bien antérieure à la modification législative.
Les conséquences de cette révision touchent également les PEA ouverts depuis 2018. Auparavant, le taux de cotisations sociales appliqué lors du retrait dépendait de l’année où les plus-values avaient été réalisées. Cependant, cette possibilité a été supprimée, rendant l’application du taux en vigueur au moment du retrait désormais systématique, quelle que soit la date des gains.
La réforme des cotisations sociales sur le PEA est une conséquence directe de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026, qui a décidé de modifier le cadre fiscal et social des produits d’épargne. En revanche, l’assurance vie, qui reste une alternative d’épargne, continue de bénéficier d’une taxation à 17,2% pour les gains après huit ans de détention. Cette différence dans le traitement des produits d’épargne suscite des interrogations sur la compétitivité et l’attractivité du PEA pour les investisseurs, d’autant plus que les députés ont décidé d’augmenter les prélèvements sur les plus-values en bourse.
En dépit de la pénalisation du PEA par cette hausse rétroactive, le produit reste attractif grâce à ses avantages en matière de non-imposition sur les plus-values après cinq ans de détention. L’épargne salariale, le Plan d’Épargne Retraite (PER) et d’autres produits financiers continuent de jouer un rôle important dans l’éventail des options d’investissement, mais le PEA reste, malgré cette réforme, un outil clé pour les investisseurs à long terme.








