Emploi : STMicroelectronics va supprimer 1000 postes en France

STMicroelectronics va supprimer 1000 postes d’emploi en France.

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Emploi : STMicroelectronics va supprimer 1000 postes en France. Crédit : JHVEPhoto/Shutterstock | Econostrum.info

Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a révélé qu’il allait supprimer environ 1 000 postes en France dans le cadre d’un plan mondial de réduction de 3 000 emplois.

Ce projet, annoncé aux syndicats lors d’un conseil social et économique, vise à adapter l’entreprise aux évolutions du marché, notamment après des résultats financiers décevants en 2024, exacerbés par la crise automobile. STMicroelectronics qui a révélé l’information pour Ici Touraine assure que ces suppressions de postes se feront « sur la base du volontariat », avec des départs non contraints, et que des options de mobilité interne et externe seront proposées aux salariés concernés.

Selon la direction, « tout le projet sera mis en œuvre sur la base du volontariat, avec des options de mobilités interne et externe d’ici à fin 2027 », précisant qu’aucun départ ne sera forcé. Ces départs volontaires pourraient s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2027, permettant ainsi aux employés de se préparer à cette transition.

Les raisons derrière la suppression d'emplois et les inquiétudes des syndicats

La décision de STMicroelectronics de réduire ses effectifs intervient après un bilan difficile pour le groupe en 2024, marqué par des difficultés économiques liées en partie à la crise dans l’industrie automobile, un secteur clé pour le fabricant. En réponse à cette situation, l’entreprise évoque un « remodelage industriel » nécessaire pour renforcer sa compétitivité à long terme.

Cependant, cette annonce a suscité des inquiétudes parmi les syndicats. Le syndicat CFDT a exprimé son « inquiétude » et a critiqué la gestion de cette phase de restructuration. Selon la CFDT, « la gestion de cette séquence par notre direction France manque cruellement de solidité », déplorant également que « les mesures visant à maintenir l'employabilité des salariés désireux de rester dans l’entreprise ne sont pas à la hauteur ». Les syndicats craignent que la direction privilégie les départs volontaires plutôt que des initiatives favorisant la formation et la reconversion des salariés vers des secteurs en croissance.

En France, STMicroelectronics emploie environ 11 500 personnes, dont 7 500 sur les sites de Grenoble et Crolles, dans le département de l’Isère. Les autres sites du groupe en France sont situés à Tours, Rousset, Saint-Genis, Sophia-Antipolis et Rennes. Cette réduction d’effectifs aura donc un impact direct sur plusieurs régions du pays.

L’annonce de ces suppressions de postes a mis en lumière la difficulté pour STMicroelectronics de s’adapter aux défis actuels, mais aussi la complexité de la gestion d’une telle réorganisation dans un contexte économique incertain. Si le groupe a insisté sur le caractère volontaire des départs, les syndicats restent vigilants face aux répercussions de ce plan pour les salariés restant.

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