« Un coup de massue » : Prisma Media supprime 261 emplois

Prisma Media annonce la suppression de 261 postes d’emploi, soit 40 % de ses effectifs, provoquant la colère des syndicats.

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Emploi
Emploi : Prisma Media, numéro un de la presse magazine envisage de supprimer 40 % de ses effectifs. - Crédit : AFP | Econostrum.info

Prisma Media a annoncé un plan de réduction de ses effectifs, prévoyant la suppression de 261 postes d'emploi, soit près de 40% de ses effectifs dans ses magazines. Ce plan de licenciements fait suite à la reprise du groupe par des proches de Vincent Bolloré.

Prisma Media est l’un des principaux groupes de presse en France, avec des titres emblématiques tels que Capital, Geo, Femme Actuelle, Voici et Télé-Loisirs. La direction du groupe explique cette décision par la nécessité de s’adapter aux difficultés économiques rencontrées par le secteur de la presse magazine, notamment la baisse des revenus publicitaires et la réduction de l’audience.

Les syndicats ont vivement réagi à l’annonce de ces suppressions de postes d'emploi. Emmanuel Vire, délégué syndical du SNJ-CGT de Prisma Media, a qualifié cette décision de « coup de massue ». Dans une interview, il a souligné que ce plan de réduction des effectifs était le plus important dans le secteur de la presse magazine en France ces dernières années. Emmanuel Vire a également exprimé son inquiétude concernant les conséquences humaines de cette restructuration. Selon lui, cette réduction d’effectifs met en danger la viabilité même du groupe, et il a déploré le manque de communication et de soutien pour les salariés affectés.

Impact psychologique de la suppression d'emploi et mesures prises par l’entreprise

Emmanuel Vire a détaillé l’impact psychologique que cette annonce de suppression d'emploi a eu sur les employés. Certains membres des équipes ont exprimé leur désarroi face à cette décision, et l’ambiance au sein de l’entreprise est devenue particulièrement tendue. Face à cette situation, la direction de Prisma Media a pris des mesures pour assurer la sécurité des employés. Selon les informations rapportées, des dispositifs de sécurité ont été installés, notamment la fermeture des terrasses au quatrième étage du bâtiment en raison de la présence de salariés en détresse. Des discussions ont été engagées avec les représentants syndicaux pour tenter de trouver des solutions aux problèmes émotionnels et psychologiques engendrés par cette restructuration.

En réponse à ces préoccupations, la direction de Prisma Media a insisté sur sa volonté de favoriser le dialogue social. Dans un communiqué, elle a précisé qu’elle souhaitait « privilégier la voie négociée » et qu’elle était prête à discuter des conditions de cette réorganisation pour limiter les effets de la restructuration sur les employés. Toutefois, cette annonce a soulevé un mécontentement général parmi les salariés, qui se sentent particulièrement affectés par cette vague de licenciements.

Les syndicats, quant à eux, ont appelé à une mobilisation générale. Une assemblée des salariés a été programmée pour discuter des suites à donner à cette situation et pour exprimer leur mécontentement face à ce plan de restructuration.

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