Selon l’enquête de L’Usine Nouvelle, près de 130 000 créations d'emplois sont attendus en 2026. L’étude a été réalisée auprès de 82 entreprises et met en lumière les secteurs les plus dynamiques en matière de recrutement : les transports, le luxe et la défense. Parmi les dix entreprises les plus recrutantes, un total de 74 000 postes seront à pourvoir.
La SNCF arrive en tête du classement avec la prévision de 17 000 embauches en CDI selon cette enquête. Le géant du luxe LVMH suit avec 15 300 recrutements, consolidant sa position de leader mondial dans son secteur. Le transporteur Transdev prévoit également un grand nombre d'embauches, avec 9 000 postes à pourvoir. Le groupe Bouygues, impliqué dans la construction, l’immobilier et les télécommunications, annonce 8 500 recrutements. Dans le secteur de la défense, Safran prévoit de recruter 6 000 personnes.
Viennent ensuite des entreprises dans les transports publics et les services postaux : la RATP, qui prévoit de créer 4 500 emplois, et La Poste, avec 4 400 embauches. D’autres entreprises comme Alten, un acteur du conseil, et Sopra Steria, spécialisé dans les services numériques, prévoient respectivement 3 500 et 3 000 recrutements. En dixième position, Stef, une société de transport et entreposage frigorifique, prévoit 2 810 embauches.

Des tendances moins optimistes sur l’ensemble du marché de l'emploi
Bien que certains secteurs connaissent une dynamique de recrutement positive, l’enquête montre une tendance générale à la stabilité ou à la baisse des embauches par rapport à l’année précédente. Parmi les 82 entreprises interrogées, 85% ne prévoient pas d’augmenter leur nombre de recrutements. Environ la moitié d’entre elles maintiendront leurs efforts, tandis que 35% comptent recruter moins.
Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de L’Usine Nouvelle, explique que cette situation peut se résumer par le mot « incertitude ». Il souligne une baisse de l'emploi industriel en 2025, malgré les gains importants réalisés entre 2017 et 2023. En outre, il met en lumière un signal inquiétant : les jeunes, particulièrement les alternants et les jeunes diplômés, sont touchés par cette baisse des recrutements. En effet, près de 40% des entreprises prévoient de recruter moins d’alternants en 2026, et 43,4% d’entre elles envisagent une diminution du nombre de jeunes diplômés recrutés.
Ainsi, bien que certaines entreprises comme la SNCF, LVMH et Safran prévoient un grand nombre de recrutements, l’incertitude reste omniprésente. Les fluctuations économiques et les défis mondiaux, notamment la transition énergétique et les tensions géopolitiques, pourraient modifier ces perspectives. Il reste à voir si cette dynamique se maintiendra dans les mois à venir ou si elle sera modifiée par de nouveaux facteurs économiques.








