Une étude réalisée par la Coface et l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) prévoit qu’environ 5 millions d'emplois pourraient être supprimés en France d’ici 2030 en raison de l’impact de l’intelligence artificielle générative.
Cette technologie, qui permet d’automatiser des tâches complexes, pourrait entraîner la perte de plus de 16 % des emplois actuels, particulièrement dans les secteurs qualifiés et rémunérés indique l‘étude de l’OEM. Parmi les professions les plus concernées, on retrouve les architectes, les ingénieurs, les professionnels de l’informatique, de la finance, ainsi que ceux travaillant dans les fonctions supports des entreprises, telles que l’administratif, la comptabilité ou le juridique. L’intelligence artificielle pourrait remplacer ces métiers en accomplissant des tâches analytiques et de gestion plus rapidement que les humains.
Cependant, certains secteurs semblent moins touchés par cette évolution. Les emplois manuels, tels que ceux des coiffeurs, cuisiniers ou plombiers, devraient rester relativement protégés contre l’automatisation. Le World Economic Forum estime que la part des tâches réalisées par des systèmes d’intelligence artificielle pourrait passer de 22 % à 34 % d’ici 2030, selon les prévisions des employeurs.
La reconversion professionnelle face à la transformation de l'emploi
La disparition de certains emplois pourrait être compensée par la création de nouveaux métiers, mais cela risque de rendre nécessaire une réorganisation des secteurs d’activité existants. Toutefois, cette transformation soulève des défis pour les travailleurs concernés. Selon l’OEM, les compétences requises pour occuper ces nouveaux métiers pourraient être inaccessibles pour certains, rendant la reconversion professionnelle complexe, voire impossible. Ces changements risquent de poser un défi majeur aux personnes dont les emplois actuels sont amenés à disparaître.

Il existe cependant des études qui tempèrent cette inquiétude. Les chercheurs de l’entreprise Anthropic, à l’origine du système d’intelligence artificielle Claude, affirment que l’IA transformera davantage les métiers existants plutôt que de provoquer des pertes massives d'emplois. Selon cette perspective, l’automatisation entraînera une recomposition des métiers actuels plutôt que leur disparition totale. Ainsi, au lieu d’engendrer des licenciements massifs, l’automatisation pourrait créer de nouveaux types de postes tout en modifiant les métiers existants.
L’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs d’activité nécessitera encore plusieurs années d’observation avant de pouvoir être pleinement évalué. Étant en constante évolution, l’IA pourrait avoir des effets considérables sur le marché du travail, dont les conséquences exactes restent à définir. L’avenir du travail dépendra largement de l’adaptation des compétences des travailleurs aux exigences croissantes liées à ces nouvelles technologies.








