À partir du 1er août 2025, environ 1,7 million de clients d’Enedis constateront un changement notable sur leur facture d’électricité. L’entreprise a confirmé que les ménages encore équipés d’anciens compteurs, non remplacés par le dispositif Linky, devront s’acquitter de nouveaux frais.
Cette décision découle du surcoût lié au maintien d’un double système de gestion, alors que la majorité des foyers est désormais passée au compteur communicant. Concrètement, une ligne supplémentaire intitulée « relève payante » apparaît sur les factures bimestrielles. Elle s’élève à 7,78 euros toutes taxes comprises. Pour les clients refusant de transmettre eux-mêmes l’index de leur consommation, une majoration de 4,97 euros viendra s’ajouter tous les deux mois.
Enedis justifie ces frais en soulignant qu’ils correspondent « aux coûts réels supportés par Enedis pour maintenir un système de transmission des signaux tarifaires adapté aux anciens compteurs, organiser des relèves manuelles à pied, assurer des contrôles de consommation et maintenir un lien client spécifique ».
Une évolution progressive liée au tarif d’utilisation des réseaux qui se répercute sur la facture d’électricité
Ces frais sont intégrés au tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), fixé par la Commission de régulation de l’énergie. Ce mécanisme vise à financer l’activité des gestionnaires de réseau, dont RTE et Enedis. L’entreprise précise que « ces montants peuvent être amenés à évoluer », ce qui laisse entrevoir de possibles ajustements de la facture d’électricité dans les mois à venir, selon les coûts constatés et les décisions réglementaires.
Depuis plusieurs années, Enedis encourage les ménages à accepter la pose d’un compteur Linky. L’entreprise souligne avoir intensifié sa communication depuis le printemps dernier. « Depuis mars 2025, Enedis a mené une vaste campagne d’information auprès des clients concernés » et « plus de 100.000 demandes de pose de compteurs Linky ont été enregistrées sur la même période », indique le gestionnaire.
Le compteur Linky, généralisé à près de 90 % du parc, permet une relève automatique des consommations et évite les déplacements physiques des agents. Les clients équipés n’auront donc pas à supporter de frais supplémentaires. En revanche, pour ceux qui persistent à conserver un ancien appareil, le surcoût risque de peser à long terme.
Au-delà des aspects financiers, cette mesure illustre la volonté d’accélérer la transition vers un réseau modernisé. Les gestionnaires d’énergie y voient un moyen d’optimiser la gestion du système électrique et de réduire les coûts d’exploitation. Pour les ménages concernés, la décision pose la question du passage à Linky, devenu une option difficile à éviter face à des frais qui pourraient s’alourdir.








