Selon une étude menée par la Fédération Française du e-Commerce (Fevad), le montant moyen des achats réalisés en ligne a diminué de 3,1 % au premier semestre 2025 par rapport à l’année précédente.
Cette baisse est due à plusieurs facteurs, notamment le recul de l’inflation et la concurrence accrue des plateformes de commerce à bas prix comme Shein et Temu. Durant les six premiers mois de 2025, un consommateur a dépensé en moyenne un peu moins de 67 euros par visite sur un site d’e-commerce, indique Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.
Ces données proviennent d’un panel composé de 1 250 consommateurs. Bien que le panier moyen ait diminué, le chiffre d’affaires total des ventes en ligne a progressé de 7,9 %, atteignant 92 milliards d’euros. Cette croissance a été observée malgré un environnement économique et politique incertain, bien qu’elle soit en ralentissement par rapport aux 9,6 % de croissance enregistrés en 2024.
Marc Lolivier a souligné que la baisse du montant du panier moyen pourrait affecter la rentabilité des entreprises. Il a ajouté que cette tendance pourrait se poursuivre tant qu’il n’y aura pas une amélioration du climat économique et que des sites à bas prix continueront de dominer le marché.
Pression sur les prix et défis pour les marques dans le secteur du e-commerce
La pression sur les prix exerce une forte influence sur certaines entreprises, en particulier les marques de moyen gamme et grand public. Marc Lolivier a expliqué que ces marques font face à un défi existentiel dans un contexte où des plateformes comme Shein et Temu, qui proposent des prix très bas, gagnent du terrain.
La Fevad a également exprimé ses préoccupations concernant les conditions de concurrence inégales entre les entreprises européennes et les géants du commerce en ligne asiatiques. La fédération a adressé un courrier à la Commission européenne pour demander une réforme des règles fiscales et douanières. En particulier, elle demande la suppression de l’exonération des droits de douane pour les colis dont la valeur est inférieure à 150 euros.
Cette exonération bénéficie principalement aux grandes plateformes de commerce en ligne asiatiques, et la Fevad estime qu’une modification de cette législation permettrait de rétablir une concurrence plus équitable. Marc Lolivier a précisé que la Fevad lutte pour que les entreprises étrangères soient soumises aux mêmes règles que les entreprises françaises. Selon lui, une telle réforme est essentielle pour garantir une concurrence saine et éviter des distorsions de marché qui nuiraient aux acteurs locaux du secteur.








