Un sondage mené dans sept pays européens place Donald Trump comme «un ennemi de l’Europe » aux yeux de 51 % des répondants. Cette étude a été réalisée par l’institut Cluster17 et publiée par la revue « Le Grand Continent ».
L’enquête a été menée entre le 13 et le 19 janvier 2026, auprès de 7 498 personnes réparties dans sept pays : France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne, Danemark et Pologne. Chaque pays a vu un échantillon de plus de 1 000 personnes interrogées. Les résultats du sondage montrent que 51 % des Européens estiment que Donald Trump représente une menace pour l’Europe, tandis que 8 % le considèrent comme un allié. 39 % des répondants restent neutres, tandis que 2 % ne savent pas comment le positionner.

Ces résultats ont été obtenus après les déclarations de Donald Trump sur son désir d’acquérir le Groenland, qui ont ravivé les tensions en Europe. Les pays les plus critiques à l’égard de Trump sont le Danemark et l’Espagne, où respectivement 58 % et 55 % des sondés le jugent comme un ennemi. Le Danemark, traditionnellement un fidèle allié des États-Unis, se trouve sous pression, notamment à cause des exigences américaines concernant le Groenland. En France, 55 % des répondants partagent cette opinion, indiquant un rejet marqué du président américain.
Réactions diverses au sein de l’UE et opinions sur la défense européenne face à Donald Trump
D’autre part, la Pologne se distingue des autres nations européennes. Seulement 28 % des Polonais considèrent Trump comme un ennemi, un chiffre significativement plus bas que dans les autres pays. Ce résultat est compréhensible dans un contexte où la Pologne, un pays frontalier de la Russie, entretient une relation particulière avec les États-Unis, qu’elle considère comme un garant de sa sécurité face à la menace russe. Ainsi, 48 % des sondés polonais affirment que Trump n’est ni un ami, ni un ennemi.
Les sondés ont également été invités à exprimer leurs opinions sur la relation future entre l’Union Européenne et les États-Unis. Alors que 46 % des Européens souhaitent que l’UE adopte une position d’opposition face à la politique américaine, 44 % préconisent un compromis, et seulement 10 % choisissent l’alignement complet. Ces chiffres montrent l’hésitation croissante en Europe sur le modèle de relations avec Washington.
Dans le contexte de ces tensions géopolitiques, 73 % des sondés estiment que l’Union Européenne devrait renforcer sa capacité de défense indépendante, sans compter sur le soutien des États-Unis. Seuls 22 % croient encore que l’UE peut compter sur l’aide des États-Unis.
Les résultats de ce sondage révèlent une division croissante au sein de l’UE concernant sa position vis-à-vis des États-Unis. Si certains pays, comme la Pologne, continuent de voir en Trump un allié, une majorité d’Européens semble le considérer comme un obstacle à la coopération européenne.








