La dette publique française est au cœur des préoccupations du gouvernement, atteignant des chiffres records. Face à cette situation, la France risque une perte de sa souveraineté ainsi qu’une mise sous tutelle du FMI.
Actuellement, le seuil d’intérêt de la dette publique a atteint 67 milliards d’euros, dépassant le budget alloué à la défense, qui est de 60 milliards d’euros, et se rapprochant de près de celui de l’éducation, à 88 milliards d’euros.
D’après le ministre de l’Économie, Éric Lombard, ce dérapage financier pourrait facilement atteindre les 100 milliards d’euros au cours des prochaines années, notamment en l’absence de mesures de restrictions budgétaires. À noter que ce montant représente uniquement la charge de la dette, qui elle dépasse les 3 300 milliards d’euros, soit 113 % du PIB du pays.
La France fait face à une perte d’attractivité
En raison de la hausse de la dette publique française, de moins en moins d’investisseurs étrangers sont enclins à s’implanter dans le pays. D’autant plus que cette dette a été placée en perspective négative par les trois grandes agences de notation américaines Fitch, Standard & Poor’s et Moody’s.
Les prochaines notations auront lieu après l’été. Si la France n’effectue pas d’efforts importants pour rembourser sa dette, elle risque de se retrouver privée de crédit ou assistera à une hausse des taux d'emprunt appliqués. Le pays risque également d’être mis sous la tutelle du FMI, selon Éric Lombard.
De nombreuses solutions sont envisagées pour réduire la dette publique française
Pour réduire le déficit public, qui devient de plus en plus important, de nombreuses pistes sont envisagées. Toutefois, le ministre de l’Économie, Éric Lombard, insiste sur le fait qu’aucune hausse d’impôts n’est prévue pour les ménages français. « Nous voulons la stabilité fiscale, nous voulons la stabilité des prélèvements obligatoires.
Ce que nous avons en France, ce n’est pas un problème de prélèvements obligatoires, de niveau d’impôts. Il ne s’agit pas de les augmenter, c’est un problème de dépenses publiques. Il n’y aura pas de hausse d’impôt d’ensemble. », avait-il déclaré au journal Le Monde.
Le gouvernement prévoit de réduire le nombre de fonctionnaires, supprimer des agences publiques ou encore s’attaquer aux prestations sociales. Certaines allocations risquent donc de voir leur montant réduit, ou d’être supprimées.
Cependant, le budget accordé aux dépenses militaires ne subira aucun rabotage et risque même d’être augmenté, comme le rapporte France Info. Si le scénario de l’année blanche se concrétise, les dépenses indexées sur l’inflation vont subir un gel. Cela concerne notamment les allocations sociales et les pensions de retraite.








