Alors qu’Emmanuel Macron a évoqué la nécessité d’un effort budgétaire accru pour renforcer la défense française, la question du financement de ce réarmement est au cœur des débats. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, estime qu’une hausse des impôts sera incontournable et qu’elle devra être répartie de manière équitable en fonction des capacités de chacun.
Dans un contexte de tensions internationales accrues, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité pour la France de renforcer ses capacités militaires. Lors d’une récente prise de parole, il a évoqué des réformes et des choix budgétaires courageux, laissant entendre que de nouveaux financements seront nécessaires pour le réarmement.
Face à cette annonce, Marylise Léon a réagi en affirmant que cet effort ne pourra pas être mené sans une augmentation des impôts. Pour la leader syndicale, le peuple est prêt à contribuer, mais cette contribution doit être équitablement répartie, rapporte 20 Minutes.
Un équilibre à trouver entre défense et modèle social
Interrogée sur RTL, la responsable de la CFDT a rejeté l’idée d’un arbitrage entre les dépenses militaires et les prestations sociales. Selon elle, « on ne va pas choisir entre le canon et les allocations », insistant sur le fait que la cohésion sociale repose sur une répartition juste de l’effort fiscal.
Elle met en garde contre la tentation de réduire les aides sociales pour dégager des fonds supplémentaires, estimant qu’une telle mesure serait extrêmement compliquée à mettre en place et risquerait d’accentuer les inégalités.
Une concertation réclamée sur les finances publiques
Marylise Léon appelle à une conférence des finances publiques, un espace de discussion réunissant toutes les parties prenantes pour examiner les différents scénarios budgétaires. Cette demande, déjà formulée pour l’élaboration du budget 2025, vise à ouvrir un débat transparent sur les ressources et les priorités financières du pays.
Pour la CFDT, la question centrale n’est pas « qui contribue », mais « qui peut contribuer » en fonction de ses moyens. L’objectif serait de s’assurer que l’augmentation des impôts, si elle a lieu, soit juste et proportionnée, afin de ne pas pénaliser les ménages les plus modestes tout en garantissant un financement efficace du réarmement.
Alors que l’opinion publique est partagée sur la nécessité d’un effort budgétaire supplémentaire pour la défense, l’éventualité d’une hausse des impôts risque d’alimenter les débats dans les mois à venir. La volonté de préserver le modèle social français, tout en répondant aux exigences sécuritaires, pose un défi de rééquilibrage budgétaire qui ne fait que commencer.







